Forum international sur l'acteur Jonathan Rhys Meyers et le cinéma britannique!
 
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 Festival de Cannes 2008

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MessageSujet: Festival de Cannes 2008   Jeu 1 Mai - 16:10

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Le 61eme festival de Cannes se déroulera du 14 au 25 Mai 2008.
L'acteur et réalisateur américain Sean Penn présidera le jury.

*JURY

*Longs métrages - Compétition:

-Sean Penn==> Président du Jury
-Jeanne Balibar==> Membre du Jury
-Rachid Bouchareb==> Membre du Jury
-Sergio Castellitto==> Membre du Jury
-Alfonso Cuaron==> Membre du Jury
-Alexandra Maria Lara==> Membre du Jury
-Natalie Portman==> Membre du Jury
-Marjane Satrapi==> Membre du Jury
-Apichatpong Weerasethakul==> Membre du Jury

*Un Certain Regard:

-Fatih Akin==> Président du Jury

*Caméra d'Or:

-Bruno Dumont==> Président du Jury

*Courts métrages - Compétition

-Hou Hsiao Hsien==> Président du Jury
-Olivier Assayas==> Membre du Jury
-Susanne Bier==> Membre du Jury
-Marina Hands==> Membre du Jury
-Larry Kardish==> Membre du Jury


Dernière édition par Mandy le Ven 2 Mai - 13:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Jeu 1 Mai - 16:33

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SELECTION


*Film d'ouverture:

-Blindness (Fernando Meirelles)

*Film de clôture

-What just happened ? (Barry Levinson)

*Longs métrages - Compétition

-24 City (Jia Zhang Ke)
-Adoration (Atom Egoyan)
-Blindness (Fernando Meirelles)
-Che (Steven Soderbergh)
-Delta (Kornel Mundruczo)
-Entre les murs (Laurent Cantet)
-Gomorra (Matteo Garrone)
-Il Divo (Paolo Sorrentino)
-La Femme sans tête (Lucrecia Martel)
-La Frontière de l'aube (Philippe Garrel)
-Le Silence de Lorna (Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne)
-Leonera (Pablo Trapero)
-Les Trois singes (Nuri Bilge Ceylan)
-Linha de Passe (Daniela Thomas, Walter Salles)
-My Magic (Eric Khoo)
-Serbis (Brillante Mendoza)
-Synecdoque (Charlie Kaufman)
-The Changeling (Clint Eastwood)
-The Palermo Shooting (Wim Wenders)
-Two Lovers (James Gray)
-Un conte de Noël (Arnaud Desplechin)
-Waltz with Bashir (Ari Folman)

*Longs métrages - Hors-compétition:

-C'est dur d'être aimé par des cons (Daniel Leconte)
-Chelsea on the rocks (Abel Ferrara)
-Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (Steven Spielberg)
-Kung Fu Panda (John Stevenson, Mark Osborne)
-Le Bon, la brute et le cinglé (Kim Jee-Woon)
-Les Cendres du temps (Wong Kar-Wai)
-Maradona (Emir Kusturica)
-Of Time and the City (Terence Davies)
-Roman Polanski: Wanted and Desired (Marina Zenovich)
-Sanguepazzo (Marco Tullio Giordana)
-Surveillance (Jennifer Chambers Lynch)
-The Chaser (Jin-ah Hong)
-Vicky Cristina Barcelona (Woody Allen)
-What just happened ? (Barry Levinson)

*La séance spéciale du Président:

-La troisième vague (Alison Thompson)

*Un Certain Regard:

-Afterschool (Antonio Campos)
-De Ofrivilliga (Robert Ostlund)
-Hunger (Steve McQueen (II))
-Je veux voir (Joana Hadjithomas, Khalil Joreige)
-Johnny Mad Dog (Jean-Stephane Sauvaire)
-La Fête de la fille morte (Matheus Nachtergaele)
-La Vie moderne (Raymond Depardon)
-Le Sel de la mer (Annemarie Jacir)
-Los Bastardos (Amat Escalante)
-O'Horten (Bent Hamer)
-Parking (Chung Mong-Hong)
-Soi Cowboy (Thomas Clay)
-Tokyo ! (Leos Carax, Bong Joon-ho, Michel Gondry)
-Tokyo Sonata (Kiyoshi Kurosawa)
-Tulpan (Sergeï Dvortsevoy)
-Tyson (James Toback)
-Versailles (Pierre Schoeller)
-Wendy and Lucy (Kelly Reichardt)
-Wolke 9 (Andreas Dresen)
-Yi Ban Haishui, Yi Ban Huoyan (Fendou Liu)

*Caméra d'Or:

-Acne (Federico Veiroj)
-Afterschool (Antonio Campos)
-Blind loves (Juraj Lehotský)
-C'est dur d'être aimé par des cons (Daniel Leconte)
-Everybody dies but me (Valeria Gaia Germanica)
-Hunger (Steve McQueen (II))
-La Fête de la fille morte (Matheus Nachtergaele)
-Le Sel de la mer (Annemarie Jacir)
-Les Grandes personnes (Anna Novion)
-Moscow, Belgium (Christophe Van Rompaey)
-Parking (Chung Mong-Hong)
-Salamandra (Pablo Aguero)
-Shultes (Bakur Bakuradze)
-Snijeg (Aida Begic)
-Synecdoque (Charlie Kaufman)
-The Chaser (Jin-ah Hong)
-The Pleasure of being robbed (Joshua Safdie)
-Tulpan (Sergeï Dvortsevoy)
-Versailles (Pierre Schoeller)

*Courts métrages - Compétition:

-411-Z (Daniel Erdélyi)
-Bon voyage (Javier Palleiro)
-De moins en moins (Mélanie Laurent)
-El Deseo (Marie Benito)
-Jerrycan (Julius Avery)
-Megatron (Marian Crisan)
-Mon lapin Hopy (Anthony Lucas)
-Smafuglar (Rúnar Rúnarsson)

*Leçon de cinéma:

-Quentin Tarantino

*SOURCE:
http://www.allocine.fr/

*SITE OFFICIEL DU FESTIVAL DE CANNES:
http://www.festival-cannes.fr/fr.html
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mer 14 Mai - 20:44

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MERCREDI 14 MAI 2008


Le 61eme Festival de Cannes 2008 a été déclaré ouvert par Claude Lanzmann à 19h50 exactement!!
Voici le discours d'ouverture:

"Me voyant arriver tremblant devant vous sur cette prestigieuse scène, vous devez être aussi interloqués que je l’ai été moi-même lorsque Gilles Jacob et Thierry Frémaux m’ont fait savoir qu’ils m’avaient choisi pour déclarer ouvert, en cette soirée du 14 mai 2008, le 61ème Festival de Cannes.
Après un premier moment d’incrédulité, j’ai pensé que je devais ce redoutable honneur à leur esprit farceur, dont maints exemples nous ont été administrés dans le passé. Et puis l’orgueil et l’importance l’ont emporté : je me suis dit, m’apostrophant moi-même, prenant la pleine mesure de mon pouvoir : « C’est toi qui détiens les clés, sans toi, ce Festival n’aura pas lieu ». Ce serait dommage, me voici donc.

Depuis 61 ans en effet, grâce à l’intelligence et au talent de ceux qui ont assumé et assument la lourde charge de le faire exister, d’accroître son rayonnement, d’en avoir fait l’événement unique et incomparable de la planète-cinéma, le Festival de Cannes, avec sa solennité et son caractère ludique indissociablement liés, nous donne à voir et à entendre toute la richesse du cinéma des cinq continents, sa diversité infinie. Mais en même temps — Gilles Jacob et Thierry Frémaux sont peut-être beaucoup moins farceurs que je l’ai laissé entendre —, le Festival de Cannes nous présente l’unité du cinéma-monde, et c’est cela, il me plaît de le croire, qui requiert et justifie à leurs yeux ma présence ce soir.
Car, à un premier et superficiel regard, quel rapport y a-t-il entre les extrémités du spectre, entre, par exemple, les films de Quentin Tarantino et les miens, entre Jackie Brown ou le merveilleux Boulevard de la mort, projeté l’année dernière dans cette même salle et Shoah ? Je nomme Tarantino, je pourrais citer bien d’autres noms, nombreux sont les cinéastes d’hier et d’aujourd’hui qui m’enthousiasment. Mais restons-en à Tarantino. Après le Festival de Cannes de l’année dernière, il a donné aux Cahiers du cinéma une très longue et impressionnante interview, qui suscitait, chez le lecteur que j’étais, outre l’admiration et le respect, un sentiment de parentèle, de fraternité, qui me faisait souscrire à chacun de ses propos, aussi bien quand il parle de la relation entre l’écriture et le cinéma, du rôle et de la place du chef-opérateur ou encore quand il compare l’expérience d’un film à l’ascension d’une montagne. J’ai souvent moi-même défini les douze années de la réalisation de Shoah comme l’escalade d’une face Nord inexplorée, dans laquelle il fallait d’un même mouvement inventer la voie, la méthode et son objet. Qu’on m’entende bien, je tiens Tarantino pour un cinéaste de génie, mais aussi pour un écrivain, un penseur, un homme de culture. Que je me sente aussi proche de lui ne signifie pas que je me croie capable de faire ses films. Cela ne sera jamais. A-t-il vu les miens, je n’en sais rien et cela n’a pas d’importance.
J’ai simplement voulu dire ici quelque chose sur ce que j’appelle l’unité du cinéma. De même qu’il n’y a qu’une humanité et que je peux pleurer ou rire en voyant un film de Ozu, des frères Dardenne ou d’Almodovar, de même il n’y a qu’un seul cinéma. Vive la diversité interminable du cinéma ! Vive l’unité indestructible du cinéma ! Avec solennité, émotion, attente, espoir, avec beaucoup de gaîté aussi, je déclare donc ouvert le 61ème Festival de Cannes. Action !"


*Le jury a tenu une conférence de presse!

Le Jury s’est réuni aujourd’hui pour la traditionnelle conférence de presse du début de Festival. Le Président Sean Penn et les Jurés Jeanne Balibar, Alexandra Maria Lara, Natalie Portman, Marjane Satrapi, Rachid Bouchareb, Sergio Castellitto, Alfonso Cuarón et Apichatpong Weerasethakul ont ainsi livré leurs impressions et motivations aux journalistes présents. Morceaux choisis…

Sean Penn sur La Troisième vague, le choix du Président :
"Je l’ai vu il y a six mois à peu près. Je trouve que c’est un film très important étant donné l’état actuel du monde, étant donné qu’il est peu probable que nos hommes politiques résolvent tous nos problèmes. Pour toutes ces raisons, La Troisième vague me semble très touchant, très pertinent. Il s’agit d’un voyage plein d’émotions, plein d’inspirations, plein de motivations au cœur du travail des bénévoles – on s’approche ici d’une réponse au sens de la vie, du moins pour ceux qui ont deux jambes et un dollar en poche. Ces gens sont allés au Sri Lanka onze jours après le tsunami. Ils se sont rendus dans un village afin d’aider à le reconstruire… Si cela n’est pas important aujourd’hui, alors plus rien ne l’est. J’ai donc demandé à Thierry Frémaux de regarder ce film. Il en a discuté avec Gilles Jacob. Et je leur en suis très reconnaissant d’avoir pu trouver une place dans la sélection."

Sean Penn sur son rôle de Président du Jury :
"Nous allons visionner vingt-deux films. Je pense que nous partageons la même approche vis-à-vis de ces films, nous les regarderons dans le même état d’esprit. A mon sens, ce n’est pas tellement une compétition, il y aura un consensus qui évitera de blesser certains films. Pour d’autres, il y aura ce petit coup de pouce, la possibilité d’être vu par un public plus important. Nous savons que l’empreinte de Cannes peut porter une oeuvre. (…) Je ne pense pas que nous sommes là pour juger un film ; nous devons simplement réagir avec enthousiasme devant sa qualité. (…) L’essentiel est de chercher le cœur même d’un film, je suis très content de découvrir le travail de mes collègues. Je sais que nous avons ici un groupe de personnes d’origines diverses, et toutes ces influences culturelles devraient nous permettre de parvenir à un consensus. (…) Il existe une question de respect mutuel. L’idée par exemple d’imposer à un membre du Jury un horaire qu’il ne lui convient pas pour aller visionner un film me semble absurde. Tout sera fait pour que le film ait le meilleur public possible et le meilleur jugement possible."

Alfonso Cuarón sur son idée du cinéma :
"Nous sommes tous multiculturels aujourd’hui (…) Je pense que les films sont des pays et le cinéma un langage. On ne peut pas ajouter des adjectifs pour juger un film."

Sur la valeur artistique d’un film
Marjane Satrapi :
"C’est avant tout une œuvre d’art. Ce n’est pas un pamphlet, cela n’a pas d’intérêt quelque soit son message. Il faut qu’il y ait un travail artistique, il doit en rester quelque chose d’intéressant vingt ans plus tard."
Rachid Bouchareb :
"J’arrive dans ce festival totalement ouvert, bien que mes films soient souvent politiques. Parfois, on a envie de se laisser aller. Dans un film de deux heures, on peut même trouver deux secondes de politique. En ce qui me concerne, dans un décor, dans une musique, dans des sons, dans des couleurs, dans des images, dans des choix de personnages, il y a de la politique."

Natalie Portman, sur son rôle de Jurée :
"C’est un grand honneur pour moi de participer à ce Jury. Cannes représente le summum du cinéma pour le monde entier. C’est une occasion inespérée de voir autant de films venant de nombreux pays. (…) Je ressens une grande pression. Il y a beaucoup de films que nous pouvons ici juger. Etre un membre de ce Jury rend humble, car ces réalisateurs sont tellement talentueux." Retour Imprimer

*Le film "Blindness",film de compétition,a aussi fait l'ouverture de Festival!

"C’est à Blindness du réalisateur brésilien Fernando Meirelles que revient l’honneur de faire l’ouverture du Festival de Cannes. Adapté du roman L’Aveuglement de José Saramago, Prix Nobel de littérature, ce thriller philosophique et politique est le premier film en lice pour la 61ème Palme d'or. Six ans après la présentation Hors Compétition de La Cité de Dieu, le cinéaste revient sur la Croisette avec une histoire d’épidémie aux effets dévastateurs. Frappées de "cécité blanche", les victimes de ce mystérieux virus sont mises en quarantaine dans un hôpital désaffecté. Là, la femme d’un médecin tente d’organiser un semblant de vie quotidienne mais se retrouve bientôt à la tête d’une révolte improvisée.

Pour ce long métrage au climat oppressant et porté par un casting hollywoodien – Julianne Moore, Mark Ruffalo, Danny Glover, Gael García Bernal, Fernando Meirelles a fait le choix d’une structure en trois actes. Il s’en explique : "Le premier acte, où tout le monde devient aveugle, est très rapide. Presque comme un film d’action (…) Pour le deuxième acte, lorsque le médecin et sa femme entrent à l’hôpital, nous avons utilisé beaucoup d’images abstraites afin de rendre le sentiment général d’égarement. C’est aussi dans cet acte que l’homme au bandeau noir devient le narrateur, que le barman s’auto-proclame Roi du Dortoir n°3. L’histoire prend une tournure différente quand un groupe s’oppose à l’autre. Toutes les vingt minutes, vous avez un changement de situation. Après l’incendie à l’hôpital, une nouvelle porte s’ouvre, les gens partent et commence alors en quelque sorte un nouveau film."

*Les acteurs présents aujourd'hui au Festival étaient:

Sont aujourd’hui présents à Cannes : Santiago Amigorena, Gillian Anderson, Claudine Auger, Edouard Baer, Jack Black, Rachida Brakni, Amira Casar, Faye Dunaway, Gad Elmaleh, Ronit Elkabetz, Ayako Fujitani, Gael García Bernal, Danny Glover, Suheir Hammad, Philippe Harel, Eva Longoria, Guy Marchand, Elli Medeiros, Julianne Moore, Ornella Mutti, Aishwarya Rai, Mark Ruffalo, Pierre Santini, Rodrigo Santoro, Gaspard Ulliel, Lambert Wilson, Susannah York, Alice Braga, Yusuke Iseya, Elsa Zylberstein, Vahina Giocante et Cate Blanchett.

*PHOTOS DU JOUR:


Cate Blanchett


Danny Glover, Yoshino Kimura.


Gael Garcia Bernal et Danny Glover


Gael Garcia Bernal et Julianne Moore.


Jury des longs métrages


Le Jury officiel lors de la Cérémonie d'Ouverture


Le Jury sur les Marches

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/fr.html


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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Jeu 15 Mai - 20:02

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JEUDI 15 MAI 2008


*Présentation de "Kung Fu Panda" Hors compétition!

Quatrième film d’animation produit par DreamWorks à être présenté à Cannes après les deux premiers volets de Shrek (en Compétition en 2001 et 2004) et Nos voisins les hommes (Hors Compétition 2006), Kung Fu Panda raconte les aventures de Po, un panda aspirant à devenir maître de Kung Fu. Alors qu’il tente d’acquérir quelques rudiments en arts martiaux, ce dernier devra faire face à Taï Lung, un léopard des neiges fourbe et animé d’un désir de vengeance. Cette réalisation du duo John Stevenson et Mark Osborne réunit un brillant casting vocal composé de Jack Black – ce dernier prêtant sa voix à notre attachant héros, Dustin Hoffman, Angelina Jolie, Ian McShane – pour le doublage de Taï Lung, Jackie Chan, Lucy Liu et David Cross.

"Avec Kung Fu Panda, explique le co-cinéaste John Stevenson, nous voulions créer un film intemporel. Bien que l’histoire se déroule dans la Chine antique, les personnages ne sont pas cantonnés à cette époque. Les plus grandes histoires sont intemporelles. Et nous souhaitions que notre film ait cette qualité." Et Mark Osborne de poursuivre : "Depuis le début, il nous paraissait important que Kung Fu Panda véhicule un message positif dans lequel nous croyons. Nous souhaitions que le film soit ludique, plein d’humour et d’action avec un ressenti gonflé d’optimisme."

*Le Jury "Un certain Regard"

Le Jury Un Certain Regard est présidé cette année par le réalisateur allemand Fatih Akin, qui a remporté le Prix du scénario en 2007 avec De l’autre côté et a été Juré Sélection Officielle en 2005. A ses côtés, pour remettre le Prix Un Certain Regard à la fin du Festival, on retrouve José Maria Prado, directeur de la Filmoteca española, ainsi que les journalistes Anupama Chopra, Catherine Mtsitouridze et Yasser Moheb. Ils monteront pour la première fois ce soir les Marches rouges et assisteront à la projection de Hunger, premier film de Steve McQueen, pour l’ouverture de cette sélection qui met l'accent sur des oeuvres singulières, traduisant le renouvellement de l'expression cinématographique et originales dans leur propos et leur esthétique.

*Ouverture de la section Un Certain Regard : "Hunger" de Steve McQueen

La section Un Certain Regard de cette 61ème édition du Festival de Cannes s’ouvre aujourd’hui avec la présentation de Hunger de Steve McQueen. A cette occasion, la direction du Festival, dans le souci de rappeler que la sélection Un Certain Regard a toujours fait partie intégrante de la sélection officielle, a décidé de loger tous les films à la même enseigne en remplaçant les marches bleues par le célèbre tapis rouge.

En lice pour la Caméra d’or, Hunger, premier film de ce réalisateur anglais, narre le destin de Bobby Sands, prisonnier politique de l’IRA et figure emblématique du mouvement Blanket and No-Wash Protest à la fin des années 70. Pour obtenir des conditions carcérales spéciales, il lancera une grève de la faim sans précédent qui restera gravée dans les mémoires de ses compatriotes…

Steve McQueen revient sur ses ambitions artistiques avec Hunger : "Je souhaitais montrer à quoi pouvait ressembler le quotidien d’un prisonnier dans un Quartier H. Ce que j’ai cherché à transmettre dans mon film, c’est ce qu’aucun livre et aucune archive ne révèle jamais : la dimension à la fois ordinaire et extraordinaire de la vie carcérale. Pour moi, Hunger a des résonances contemporaines. La conception du corps comme champs de bataille politique est une notion des plus actuelles. Il s’agit de l’acte de désespoir ultime, car le corps humain est la dernière ressource de la contestation. On utilise ce qu’on a à sa disposition, pour le meilleur et pour le pire. Il n’y a pas de notion simpliste de "héros", de "martyr" ou de "victime". Mon but est de susciter le débat chez les spectateurs et de bousculer nos repères moraux."

*Un Certain Regard : "Tokyo !"

Présenté dans la section Un Certain Regard, Tokyo ! est "une fantaisie en trois mouvements", selon les producteurs Masa Sawada et Michiko Yoshitake. "Peu importe si chaque pièce semble dissonante par rapport aux autres, puisque c’est l’assemblage des trois qui formera l’œuvre unique. Une Tokyo Rhapsody très précisément". Et pour élaborer ce triptyque autour de la capitale japonaise, trois réalisateurs aussi différents que talentueux ont été appelés : Michel Gondry, Leos Carax et Bong Joon-Ho.

Le premier, déjà présent en 2001 au Festival de Cannes pour la présentation Hors Compétition de Human Nature, s’intéresse avec le court métrage Interior Design aux difficultés d’un jeune couple à s’installer dans une grande ville inconnue. "Le propos du film n’est cependant pas de décrire Tokyo comme une mégalopole inhumaine, explique le cinéaste français. Il s’agit plutôt de mettre en lumière la personnalité d’une jeune fille qui ne voit pas l’utilité de se fondre dans le monde professionnel des adultes".

Avec Merde, Leos Carax, quant à lui, s’attarde sur les effets dévastateurs que peut causer le milieu urbain sur la nature humaine. Son personnage baptisé Merde est un monstre qui vit dans les égouts et terrorise la population lorsqu’il remonte à la surface. Son arrestation va susciter un débat passionné au sein des habitants… La présentation de Tokyo marque le retour du réalisateur Leos Carax sur la Croisette après dix années de silence cinématographique. Il était venu à Cannes à l’occasion de Pola X, film sélectionné en Compétition Officielle en 1999.

Enfin, Bong Joon-Ho définit son Shaking Tokyo comme "une drôle d’histoire d’amour entre un homme et une femme qui se déroule dans l’atmosphère singulière de la ville nippone. Ce film, aussi court soit-il, est une étrange histoire d’amour". Deux hikikomori (personnes qui s’isolent du reste du monde en restant chez elles) tombent amoureux par le plus grand des hasards. Arriveront-ils à surmonter leurs angoisses pour vivre leur passion ?

*Compétition : "Leonera" de Pablo Trapero

Le Festival de Cannes se poursuit avec la présentation en Compétition de Leonera de l'Argentin Pablo Trapero, dont c’est la troisième venue sur la Croisette. En 2002, le cinéaste avait soutenu son long métrage El Bonaerense dans la section Un Certain Regard, et deux ans plus tard, il s’était distingué comme Juré Courts Métrages Cinéfondation. Cette année, Pablo Trapero nous propose l’histoire de Julia, une jeune femme enceinte incarcérée dans une prison spéciale et qui donnera naissance, au sein de l’établissement pénitentiaire, à un garçon, Thomas. Mais un jour, la mère de Julia décidera de récupérer l’enfant. Celle-ci mettra alors tout en œuvre pour le retrouver.

"L’enfermement ne peut être enduré que si vous êtes traversé quotidiennement, ne serait-ce que quelques secondes, par un sentiment d’espoir et de solidarité, confie Pablo Trapero. De ces brefs instants naissent des histoires qui éclairent ces vies. Les murs et les barreaux perdent alors leur densité et les gardiens de prison deviennent des baby-sitters." "Avec Leonera, je n’ai pas seulement voulu élaborer une fable cinématographique, poursuit-il. J’ai également souhaité en faire un espace de débat et de réflexion sur la détention. La maternité, la solitude, l’amour, l’enfermement et l’espoir sont les thèmes développés par ce film."

*Conférence de presse : "Leonera"

L’équipe de Leonera, film argentin présenté en Compétition ce jeudi, a répondu aux questions de la presse internationale. Le réalisateur Pablo Trapero était accompagné des comédiens Martina Gusman, Elli Medeiros et Rodrigo Santoro.

Pablo Trapero sur la signification du titre du film :
"Leonera est un lieu de transit. C’est l’endroit où les détenus attendent avant d’être déplacés autre part. C’est aussi une cellule que l’on retrouve dans les tribunaux ou dans les prisons (…) On a pensé que ce terme conviendrait parfaitement à l’état d’esprit de Julia - cette idée de transition, de transformation qu’elle vit pendant cinq ans. L’autre signification, qui n’a rien à voir avec le monde carcéral, correspond à la mère-lionne, autrement dit une mère très accaparante.

Pablo Trapero sur les origines de Leonera :
"J’avais envie de faire un film sur les différentes formes de famille : celle qu’on choisit, celle dont on hérite, celle qu’on construit ou encore la famille des amis (…) Et je tenais à mettre en scène une histoire sur une femme et, essentiellement, sur le lien exclusif entre une mère et son enfant."

Rodrigo Santoro sur son personnage de Ramiro :
"Pour moi, c’est un personnage qui est très intéressant, parce qu’il porte en lui une douleur très forte. Il doit choisir entre sa propre vie ou celle de cette femme qu’il aime. Il est très divisé... Dans la mesure où j’avais très peu de scènes, le challenge était d’autant plus grand pour jouer cette relation."

Martina Gusman sur son personnage de Julia :
"Julia est un personnage qui a beaucoup compté, qui m’a beaucoup changée. Il est très intense, très solitaire. Elle va découvrir à travers la maternité un autre aspect de sa personnalité, qui va la transformer en lionne. Cette métamorphose s’opère à la fois sur le plan physique et sur le plan émotionnel".

*Compétition : "Valse avec Bachir" de Ari Folman

Un an après l’événement créé par la présentation de Persépolis en Compétition et son Prix du Jury, un nouveau film d’animation traitant de la question du Moyen-Orient concourt cette année pour la Palme d’or. Il s’agit de Valse avec Bachir du cinéaste israélien Ari Folman, dont c’est la première venue sur la Croisette. Dans ce long métrage aux résonances autobiographiques, le réalisateur se met lui-même en scène en images animées et revient sur la guerre civile qui fit au rage au Liban au début des années 80.

"Cette histoire est mon histoire personnelle, confie Ari Folman. Le film retrace ce qui s’est passé en moi à partir du jour où j’ai réalisé que certaines parties de ma vie s’étaient complètement effacées de ma mémoire. Les quatre années pendant ces années-là, ma femme et moi avons eu trois enfants. Finalement, j’ai peut-être fait tout cela pour mes fils. Pour que, lorsqu’ils grandiront et verront le film, cela puisse les aider à faire les bons choix, c’est-à-dire de ne participer à aucune guerre."

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/fr.html
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Ven 16 Mai - 0:09

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*Conférence de presse : "Valse avec Bachir"

A l’occasion de la présentation en Compétition de Valse avec Bachir, le réalisateur israélien Ari Folman, le directeur de l'animation Yoni Goodman, le directeur artistique David Polonsky ainsi que les producteurs Serge Lalou, Yael Nahlieli, Roman Paul, Thierry Garrel et Gerhard Meixner ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Ari Folman sur le choix d’un film d’animation :
"Pour moi, il n’y avait pas d’autre manière de faire ce film. Je ne souhaitais pas à en faire un film de fiction par exemple. Le budget aurait été trop important pour nous. En faire un documentaire tout simple ? A quoi ça aurait ressemblé ? On aurait vu des gars d’un certain âge en train de raconter des histoires, ce qui s’est passé il y a vingt ans. Il aurait fallu acheter des films d’archives de la guerre sans aucune référence... Ce film a été conçu pour être animé, dessiné. C’est un film qui parle de la mémoire, de la mémoire perdue, de la mémoire refoulée. Il s’agit de savoir où sont partis nos souvenirs. La meilleure façon de montrer ces rêves, ces hallucinations et toutes ces choses, c’était de les dessiner. En tant que réalisateur, vous avez une liberté totale pour faire ce que vous voulez, avec des gens talentueux. Tout ce que vous pouvez imaginer, ce dont vous rêvez, vous pouvez le dessiner. Alors, pour moi, c’était aborder le monde avec une liberté totale au niveau du tournage, et j’entends rester dans cette situation-là."

Ari Folman sur la coïncidence entre la présentation du film et le 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël :
"Quand on a commencé, on n’avait aucune idée du temps qu’il nous faudrait pour faire ce film. Tomber sur l’année de cet anniversaire, et qui plus est le 15 mai, la journée de l’indépendance, c’était une coïncidence extraordinaire."

Ari Folman sur son histoire personnelle :
"A 40 ans, j’ai été libéré de l’armée, on m’a demandé si je voulais voir un psychiatre pour lui raconter mon histoire. Je me suis dit pourquoi pas. J’ai eu cinq séances avec lui. Pour la première fois de ma vie, j'ai raconté ma propre histoire. Pendant ces vingt dernières années, je n’en avais jamais parlé, parce que c’était une histoire traumatisante."

Sur le style d'animation :
David Polonsky :
"Le style, depuis le départ, a été déterminé par la nature même de l’histoire. C’est une histoire vraie et nous avons cherché à trouver le moyen de ne pas faire trop stylisé. N’importe quel dessin est partial, rien n’est objectif, mais notre intention, c’était de permettre à l’histoire de se raconter elle-même, toute seule. On voulait un style de dessin naturel. Et ensuite, il y a eu la technique qui a été développée spécialement pour ce film par Yoni."
Yoni Goodman :
"La technique du film a vraiment déterminé ce choix, mais les illustrations ont également déterminé la technique. Nous avons beaucoup discuté pour savoir comment dessiner ce film. Ari nous a demandé de faire des dessins réalistes, pas à 100 % mais d’être le plus proche possible des réactions des personnages."

*Les acteurs présents à Cannes aujourd'hui:

Karen Allen, Mathieu Amalric, Santiago Amigorena, Hatice Aslan, Claudine Auger, Saleh Bakri, Guy Bedos, Richard Bennett, Jean-Marie Bigard, Yavuz Bingol, Jack Black, Nicolas Bro, Laurent Capelluto, Amira Casar, Joan Chen, Liam Cunningham, Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Faye Dunaway, Eriq Ebouaney, Leif Edlund, Gad Elmaleh, Michael Fassbender, Harisson Ford, Ayako Fujitani, Gael García Bernal, Hippolyte Girardot, Danny Glover, Martina Gusman, Jung Woo Ha, Suheir Hammad, Philippe Harel, Dustin Hoffman, Gianfelice Imparato, Angelina Jolie, Michel Jonasz, Teruyuki Kagawa, Shia Labeouf, Denis Lavant, Jude Law, Samuel Le Bihan, Rachel Leigh Cook, Lucy Liu, Eva Longoria, Chiara Mastroianni, Elli Medeiros, Julianne Moore, Ornella Mutti, Maria Nazionale, Melvil Poupaud, Aishwarya Rai, Jérémie Renier, Robin Renucci, Jean-Paul Rouve, Mark Ruffalo, Pierre Santini, Rodrigo Santoro, Ahmet Rifat Sungar, Gaspard Ulliel, Nina Zavarin, Dennis Hopper, Elsa Zylberstein, Cate Blanchett, Gillian Anderson, Rachida Brakni, Ronit Elkabetz, Susannah York et Vahina Giocante.

*PHOTOS DU JOUR:


Abhishek Bachchan et Aishwarya Rai


Angelina Jolie et Brad Pitt


Angelina Jolie et Jack Black


Anupama Chopra, Yasser Moheb, Fatih Akin, Catherine Mtsitouridze and José Maria Prado Photocall du Jury Un Certain Regard


Dustin Hoffman


Equipe du film, Montée des Marches du film Kung Fu Panda


George Lucas


Gilles Jacob et l'équipe du film, Montée des Marches du film Leonera


Jack Black, Angelina Jolie et Dustin Hoffman


Jury Un Certain Regard, Montée des Marches, Ouverture Un Certain Regard


Mark Osborne, Jack Black, Angelina Jolie, Melissa Cobb, John Stevenson et Dustin Hoffman


Martina Gusman


Rodrigo Santoro, Elli Medeiros,Pablo Trapero, Martina Gusman

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/fr.html
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Dim 18 Mai - 8:21

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VENDREDI 16 MAI


*UN CERTAIN REGARD :

*"Tyson" de James Toback

Tyson explore… Tyson. Avec ce documentaire présenté dans la section Un Certain Regard, le réalisateur James Toback donne la parole à un champion déchu mais sincère. Ce dernier revient sans détour sur sa vie et sa carrière sur le ring. Porté par une éloquence innée, son récit est tour à tour choquant, drôle et féroce. Ce portrait part des premiers souvenirs de Tyson, ceux de son enfance dans les rues les plus pauvres de Brooklyn. Il suit son entrée dans le monde de la boxe sous la houlette de son coach Cus D’Amato et retrace son parcours tumultueux sur le grand huit de la gloire mondiale, ses triomphes et ses revers.

"C’est une tragédie grecque au sens où il s’agit d’un homme qui part de rien, explique James Toback, un type issu d’un milieu très modeste pour employer un euphémisme, qui atteint des sommets inouïs, et dont la propre démesure finit par entraîner la chute. Et c’est même une double tragédie antique en un sens, parce qu’il revient, reconquiert sa gloire et s’effondre encore, terrassé à nouveau par ses propres excès."

Le soir de la présentation de Tyson dans la salle Debussy, le réalisateur James Toback et l'ancien boxeur Mike Tyson ont adressé quelques mots à l’audience : "C’est un immense plaisir d’être présent ce soir, a déclaré James Toback. Déjà lorsqu’on tournait il y a un an, j’avais une soirée de ce genre dans un coin de ma tête. J’ai l’impression que ce film était destiné au Festival de Cannes. Quand Thierry Frémaux est venu à Los Angeles, je l’ai kidnappé, mis dans le coffre d’une voiture et lui ai montré un bout-à-bout du documentaire pour qu’il m’invite ici… Je voulais juste vous dire que le portrait qui se dégage de Tyson est celui d’une personne très complexe, une icône et un merveilleux être humain."

Et Mike Tyson d'ajouter : "J’apprécie sincèrement l’accueil que vous me réservez ce soir. Je n’ai jamais vécu ce genre d’expérience dans toute ma carrière. A l’époque, j’étais sur le point de rejoindre une réunion en cure de désintoxication quand James m’a appelé. Il m’a expliqué qu’on pourrait faire un bon film. Je ne l’ai pas cru. Je ne savais pas à quel point ce documentaire pouvait être aussi intense. Je suis un athlète, le cinéma ce n’est pas mon domaine. Quand j’ai décidé d’embrasser ce projet, je l’ai fait avec honnêteté."

*"Le Sel de la mer" d'Annemarie Jacir

La cinéaste Annemarie Jacir vient présenter dans la section Un Certain Regard son premier long métrage intitulé Le Sel de la mer, également en lice pour la Caméra d’Or. Cette jeune réalisatrice palestinienne n’est pas une inconnue sur la Croisette, puisqu’en 2003 son court-métrage Like Twenty Impossibles avait été projeté aux festivaliers dans le cadre de la Cinéfondation. Avec Le Sel de la mer, Annemarie Jacir propose, à travers le parcours de Soraya, un voyage initiatique doublé d’un devoir de mémoire sur une Palestine perdue. Née à Brooklin, Soraya souhaite s’installer dans le pays d’où sa famille s’est exilée en 1948… Sa route croisera celle d’Emad, un jeune Palestinien qui, au contraire d’elle, désire partir pour toujours...

Au sujet du titre de son film, la réalisatrice s'explique : "J’ai d’abord choisi le titre en arabe, que nous avons traduit par Le Sel de la mer. Le film parle tant de la mer… Nous sommes une société méditerranéenne, alors nous vivons avec la mer. Mais certains Palestiniens ne l’ont jamais vue. Pour les réfugiés, chassés en 1948, la mer a été la dernière chose qu’ils ont vue. Il y a un livre de mémoires écrit par Chafiq Al-Hout où il parle de ce moment. Ils étaient dans les bateaux, lui regardait Jaffa, et le bateau s’éloignait… C’est le premier plan de mon film."

Pour la présentation du film, Annemarie Jacir était entourée des producteurs Marianne Dumoulin et Jacques Bidou, du co-producteur Danny Glover et des acteurs Suheir Hammad et Saleh Bakri. "Nous sommes présents ici pour raconter des histoires, a déclaré Danny Glover. Nous sommes des conteurs. Nous nourrissons notre cinéma avec nos vies… Pour la mémoire, pour la passion. Je suis très heureux de pouvoir partager ce moment avec vous ce soir, parce que vous faites partie intégrante du processus de création." Et Annemarie Jacir de conclure : "C’est un moment très intense, très spécial, car cette semaine correspond à la commémoration de la Nakba. Hier, cela faisait 60 ans… Le chemin reste encore long. Merci d’être avec nous ce soir !"

*"Soi Cowboy" de Thomas Clay

La présentation dans la section Un Certain Regard de Soi Cowboy marque la deuxième venue de Thomas Clay au Festival de Cannes. Ce réalisateur anglais âgé de 29 ans s’était fait remarquer en 2005 à la Semaine de la Critique avec son premier long métrage, The Great Ecstasy of Robert Carmichael.

Dans Soi Cowboy, il évoque une étrange histoire d’amour entre un Européen corpulent et une jeune Thaïlandaise enceinte. Résignée, elle cherche la sécurité et il représente le meilleur moyen pour elle de rester à l'abri. Pendant ce temps, à la campagne, un jeune mafieux est engagé pour livrer la tête de son propre frère...

"Antonioni reste une source durable d’inspiration, à la fois comme cinéaste et comme citoyen du monde, explique Thomas Clay au sujet de ses références. Personne d’autre que lui n’a su capter le XXème siècle avec autant de précision, d’acuité, de texture et de profondeur de sentiment. Il y a quelques scènes dans Soi Cowboy que l’on pourrait taxer d’hommage, bien que j’ai essayé d’exclure tout ce qui n’avait pas de nécessité interne au film."

Lors de la présentation du film au public, Thomas Clay, entouré de ses deux producteurs Joseph Lang et Tom Waller, est revenu sur son plaisir d'être à Cannes : "Merci ! C’est merveilleux d’être ici avec Soi Cowboy. Cela fait maintenant un an que le scénario est écrit et les personnages sont toujours très chers à mon coeur. On a tourné le film en trois semaines, grâce au dévouement de toute l’équipe thaïlandaise. Le film a été mixé et monté sur un ordinateur, le Powerbook, que vous verrez dans une scène. Nous avons envoyé quelques dvds et voilà ! J'ai reçu un coup de téléphone du Festival il y a un mois maintenant. Il a donc fallu trouver l’argent pour finir le film. Tout a été fait dans l’urgence si bien que je vais découvrir avec vous la version finale. S'il y a un renversement des bobines, nous le découvrirons ensemble. Merci !"

*CANNES CLASSIQUES:

*"13 jours en France" de Claude Lelouch et François Reichenbach

En mai 1968, la France connaît des bouleversements sociaux sans précédent, qui toucheront également le Festival de Cannes. Emmenés par François Truffaut et Jean-Luc Godard, les étudiants s’invitent dans le Palais qui fermera finalement ses portes le 19 mai à midi. Quarante ans plus tard, Cannes Classics revisite ce chapitre de notre Histoire avec la projection de certains des films annulés cette année-là, dont 13 jours en France de Claude Lelouch et François Reichenbach.

"Cannes Classics est la section des films restaurés, explique Thierry Frémaux. Si l’on ne fait pas attention, ils disparaîtront des mémoires, voire physiquement. Il est donc important de les exhumer, de les remontrer, de leur donner une nouvelle vie. C’est le cas aujourd’hui pour 13 jours en France de Claude Lelouch. Avec quelques amis cinéastes, ils ont filmé, à l'époque, dans le plus grand silence, ce qui se passait près d’eux, ce qui se passait en eux. Ils vous donnent à voir aujourd’hui ces treize jours qui ébranlèrent leur monde."

"Je suis ravi, s’émerveille Claude Lelouch, que quarante ans après, presque jour pour jour, on donne une seconde vie à ce film qui m’est très cher. Je voudrais dédier cette projection aux disparus : le co-réalisateur François Reichenbach, Guy Gilles et un des frères Jansen. Je salue aussi Pierre Willemin, toujours en vie. 13 jours en France évoque une image du pays quelques jours avant les événements et donne quelques indices sur les raisons de ce bouleversement."

*"The Savage Eye" de Ben Maddow, Sidney Meyers et Joseph Strick

La section Cannes Classics, dédiée à la découverte et à la redécouverte d’oeuvres cinématographiques du passé, propose à 22h15 une projection en copie neuve de The Savage Eye, un film de Ben Maddow, Sidney Meyers et Joseph Strick datant de 1960. L’histoire est celle de Judith McGuire, une jeune femme récemment divorcée qui tente de refaire sa vie à Los Angeles. A travers une voix intérieure masculine qui l’assaille de questions, c’est la solitude de la femme qui parle, l’horreur qu’elle éprouve face au monde chimérique de l’Amérique des années 50. En complément de ce long métrage, les festivaliers pourront découvrir un court de 22 minutes, intitulé My Lai Veterans, dans lequel le réalisateur américain Joseph Strick aborde le traumatisme de la Guerre du Vietnam.

*COMPETITION:

*"Les Trois Singes" de Nuri Belge Ceylan

Grand habitué du Festival de Cannes – il est venu y présenter en Compétition son court métrage Koza en 1995 ainsi que les longs Uzak en 2003 et Les Climats en 2006, Nuri Bilge Ceylan revient cette année sur la Croisette avec un drame intitulé Les Trois Singes. A travers ce film dense, le cinéaste turc nous emmène à la rencontre d’une famille disloquée qui tente désespérément de rester unie en refusant d’affronter la vérité, comme dans la fable des Trois Singes à laquelle le titre fait référence.

Revenant sur la genèse du projet, le réalisateur explique : "De plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été intrigué, fasciné et en même temps effrayé par les manifestations du spectre incroyablement large de la psyche humaine. J’ai toujours été étonné d’observer la coexistence, au sein de l’âme humaine, du goût du pouvoir et de la capacité à pardonner, de l’intérêt pour les choses les plus sacrées comme pour les choses les plus banales, de l’amour comme de la haine. Et ce qui me pousse à faire des films, c’est cette volonté de comprendre notre monde intérieur qui ne peut être formulé rationnellement."

Et de poursuivre sur ses intentions : "Le film aborde ce type de situation émotionnelle et psychologique, en mettant en scène une intrigue chargée des relations complexes et violentes qui se développent entre les quatre personnages principaux. J’ai tenté de dramatiser les pensées abstraites, les croyances et les conflits conceptuels que nous vivons au plus profond de nous-mêmes, en les personnifiant à travers les protagonistes de ce récit."

*"Un Conte de Noël" d'Arnaud Desplechin

Aujourd’hui est présenté en Compétition le premier film français de cette 61ème édition du Festival de Cannes. L’honneur revient à Un Conte de Noël du réalisateur Arnaud Desplechin, grand habitué de la Croisette. Par le passé, il était venu montrer aux festivaliers, en Sélection officielle, La Sentinelle (1992), Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) (1996), Esther Kahn (2000) et En jouant dans la Compagnie des Hommes (2003), projeté celui-ci dans la section Un Certain Regard. Il fut par ailleurs membre du Jury des courts-métrages en 1998.

Cette année, Arnaud Desplechin revient avec un film choral autour de la famille et des liens complexes tissés entre chaque membre. Les Vuillard forme en effet un clan déchiré par de vieilles rancoeurs fraternelles. Lorsque Junon, la mère, apprend qu’elle est atteinte d’une maladie génétique rare, frères et sœurs, cousins et neveux, se retrouvent pendant Noël pour affronter cette nouvelle épreuve…

"Quand un drame arrive dans une famille, explique le réalisateur, ça désorganise tout. Là, la famille Vuillard a l’air très désorganisée dès le début du film. On ajoute du désordre au désordre, et curieusement ça amène une forme d’apaisement. Mais je ne crois pas qu’il y ait une pathologie de la famille. J’aurais du mal à regarder les choses avec noirceur."

*SOURCE:
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Dernière édition par Mandy le Dim 18 Mai - 8:56, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Dim 18 Mai - 8:28

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*SEANCE DU PRESIDENT DU JURY:

*"The Third Wave" d'Alison Thompson

Pour la première fois dans l'histoire du Festival de Cannes est présenté Hors Compétition un film inédit à la demande du Président du Jury. Dans le cadre de cette séance spéciale, proposée Salle du Soixantième, les festivaliers ont ainsi pu découvrir, en présence de Sean Penn, The Third Wave, un documentaire d'Alison Thompson sur l'après tsunami au Sri Lanka. La cinéaste australienne nous raconte une histoire de volontarisme : quatre volontaires indépendants débarquent, avec peu d'argent et inexpérimentés, à Peraliya, un village détruit par une vague de 15 mètres de haut.

A l'occasion de cet événement, Thierry Frémaux, le Délégué Général du Festival, a expliqué comment lui est venue l'idée de cette séance spéciale :
"Sean Penn nous a conseillé de voir ce film, The Third Wave, réalisé par Alison Thompson, et nous l'avons aimé. Aussi, il nous a demandé s'il était possible de créer une séance spéciale au Festival et de montrer ce film à un public plus large."

Sean Penn a pour sa part remercié les spectateurs pour leur présence et leur a expliqué son choix :
"Ce film m'a énormément marqué émotionnellement. Je n'en dirai pas plus car ce film vous convaincra lui-même par son propos. Vu que les gouvernements nationaux ne semblent pas capables de nous aider, ce film nous indique comment il est possible de nous entraider. Ce film m'a été communiqué par une personne qui a été confrontée directement aux effets du tsunami, Petra Nemcova…"

Et celle-ci d'ajouter :
"Ce documentaire est très cher à mon coeur, ceci pour deux raisons : parce qu'il s'agit de mon expérience personnelle et parce qu'il est ce en quoi je crois. L'action de ce film se déroule au Sri Lanka juste après le passage du tsunami. J'y ai été confrontée en Thaïlande. Heureusement, je n'ai été que blessée. L'une des choses les plus importantes que j'ai apprises, c'est que dans chaque expérience vécue, il y a du positif et du négatif. Le négatif, c'est que parmi les 100 000 personnes qui ont trouvé la mort dans cette catastrophe, il y avait mon fiancé Simon. Et le positif, c'est que j'ai créé un organisme d'aide à ces populations, le Happy Hearts Fund, auquel bénéficie ce documentaire. Merci beaucoup pour votre générosité."

*CONFERENCES DE PRESSE:

* "Les Trois Singes"

A l’occasion de la présentation en Compétition des Trois Singes, le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, le scénariste Ebru Ceylan, le directeur de la photographie Gokhan Tiryaki, le producteur Zeynep Ozbatur, le distributeur Eric Lagesse ainsi que les comédiens Hatice Aslan, Yavuz Bingol, Ercan Kesal et Ahmet Rifat Sungar ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Nuri Bilge Ceylan sur le titre du film :
"On a essayé plusieurs titres de film, mais je pense que celui des Trois Singes était celui qui convenait le mieux, parce qu’il y a beaucoup de situations dans le film où les personnages jouent comme les "trois singes". Ils font semblant pour se protéger. Le fils fait semblant de ne pas voir sa mère, le père fait semblant de ne pas entendre la voix du patron. C’est quelque chose qu’on fait également dans la vie. On fait les trois singes, on fait semblant de ne pas entendre, de ne pas voir. On a aussi pensé au titre "Daydreams", "Rêveries de jour". Mais "Les Trois Singes", c’est une sorte de mythe, et par conséquent je voulais m’en servir. C’était quelque chose d’étrange, quelque chose d’inattendu venant de ma part. Eric Lagesse ne voulait pas de ce titre, qu’il ne trouvait pas assez vendeur. On a eu quelques discussions à ce sujet."

Nuri Bilge Ceylan sur l’accident invisible à l’écran :
"On a tourné la scène de l’accident au début. Et quand j’ai fait le montage, j’ai décidé de ne pas le montrer. Et pourtant, je m’étais donné beaucoup de mal pour tourner cette scène. On avait dépensé beaucoup d’argent. Au moment du montage, j’ai pensé qu’il était préférable que le spectateur recrée l’accident dans sa propre imagination. C’est comme lorsqu’on lit un roman."

Nuri Bilge Ceylan sur les conditions climatiques du tournage :
"En fait, je suis comme un caméléon quand je tourne, je m’adapte aux conditions climatiques. Ce n’est pas très facile de faire un tournage en se fiant au temps. Dès que le temps change, je change le scénario. Je fais en sorte d’adapter les deux."

Nuri Bilge Ceylan sur la mort de l’enfant :
"J’imagine que l’enfant est décédé par noyade dans la mer. Je n’ai bien sûr pas donné beaucoup d’indications à ce sujet, mais on le retrouve mouillé, en maillot de bain comme s’il sortait de l’eau. C’est un peu l’idée que je suggère. Le frère aîné se sent coupable de cette noyade. J’ai voulu utiliser cet enfant comme une sorte de lien entre les membres de la famille. Ce n’est que lorsqu’ils souffrent que l’enfant devient réellement présent pour la famille."

Nuri Bilge Ceylan sur sa façon de travailler :
"Je prévois tout, puis je change les choses, parce qu’on n’arrête jamais de penser. Chaque nuit, je pense à ce que je vais tourner le lendemain. Parfois, on s’aperçoit que ce qu’on avait prévu ne marche pas, il faut alors trouver d’autres solutions. Et comme on n’est jamais sûr de ce que l’on va retenir au montage, il faut essayer différentes choses au moment du tournage. En général, je filme d’abord ce qui est dans le script. Puis, je tourne des alternatives. Et ensuite, j’essaie d’improviser si les acteurs ont un bon potentiel en la matière. Parfois, ça marche beaucoup mieux que ce que vous aviez imaginé au départ. Voilà ma méthode."

*"Un Conte de Noël"

Pour la conférence de presse autour de son film Un Conte de Noël, Arnaud Desplechin était entouré des comédiens Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni, Anne Consigny, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon, Hippolyte Girardot, Laurent Capelluto et Emile Berling.

Arnaud Desplechin à propos de son rapport au cinéma :
"L’essentiel de mon activité, c’est d’être un spectateur. Et je vais au cinéma pour mieux vivre. Sur l’écran, c’est mieux arrangé que dans la vie. C’est plus intéressant, plus intense. Il y a toujours un aller et retour de part et d’autre de l’écran. Je suis bien là, à cet endroit : c’est un endroit agréable à habiter pour comprendre et me réapproprier les choses."

Catherine Deneuve à propos de la scène dans laquelle elle dit à son fils qu’elle ne l’aime pas :
"Je trouve cette scène assez plaisante, parce que c’est tabou de dire à ses enfants qu’on ne les aime pas. Or, l’amour maternel n’est pas inné. Mais le couple qu’elle forme avec son mari est fort, et je pense que c’est difficile pour les enfants de trouver leur place quand les parents sont amoureux."

Arnaud Desplechin à propos du thème de la famille :
"Quand un drame arrive dans une famille, ça désorganise tout. Là, la famille Vuillard a l’air très désorganisée dès le début du film. On ajoute du désordre au désordre, et curieusement ça amène une forme d’apaisement. Mais je ne crois pas qu’il y ait une pathologie de la famille. J’aurais du mal à regarder les choses avec noirceur."

Catherine Deneuve à propos du fait de travailler avec sa fille :
"Ca m’amusait qu’elle soit ma belle-fille plutôt que ma fille, surtout une belle-fille qui m’ennuie… Mais c’est Arnaud qui a voulu ça ! Sur le plateau, notre rapport est un rapport de travail comme avec les autres actrices. On était un peu comme une troupe de théâtre. On a tourné en décors naturels, dans une ville de province. J’aime beaucoup les tournages en extérieurs, car on est plus disponible pour se voir en dehors du tournage. On était ensemble, le matin, le midi, et le soir, dans le même hôtel. Ca crée un lien particulier, le lien de la famille."

Hippolyte Girardot à propos du travail avec Arnaud Desplechin :
"Arnaud nous emmène dans un monde non pas idéal, mais que je considère comme l’Olympe. On est des héros. On bouge selon les directions que nous donne Arnaud de manière organique, très physique et enfantine aussi. Ca fait du bien aussi au spectateur, qui décolle également. Cet échange assez sympathique correspond au rapport qu’a Arnaud avec le cinéma. Il est bien des deux côtés de l’écran. C’est son pays."

*L'AFFICHE DU 61 EME FESTIVAL DE CANNES

L’affiche du 61ème Festival de Cannes est une photo de David Lynch, mise en scène par Pierre Collier, affichiste de cinéma depuis 1986. A partir de cette affiche, a été créé tout un univers visuel qui guidera les festivaliers dans l’univers de cette 61ème édition. Cette identité graphique est notamment déclinée sur toutes les publications officielles et reprise sur le mode décoratif dans le Palais des Festivals.

"Réception / Projection… moment suspendu… tout entier de sensualité saisi. Blondeur platine comme une réminiscence de Norma Jean. Bouche sanguine offerte comme un écho attentif à ce masque-écran anthracite… dans l’attente d’une révélation, d’une magie ? Le cinéma" dixit Pierre Collier, créateur des affiches de La Belle Noiseuse de Jacques Rivette, L’Anguille de Shoei Imamura, Bowling for Colombine de Michael Moore, Le Vent se lève de Ken Loach, Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, et plus récemment La Graine et le Mulet d’Abdellatif Kechiche.

*SOURCE:
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Dim 18 Mai - 8:48

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*ACTEURS PRESENTS A CANNES:

Karen Allen, Mathieu Amalric, Hatice Aslan, Claudine Auger, Sabine Azéma, Edouard Baer, Saleh Bakri, Guy Bedos, Richard Bennett, Emile Berling, Jean-Marie Bigard, Yavuz Bingol, Jack Black, Didier Bourdon, Nicolas Bro, Guillaume Canet, Laurent Capelluto, Amira Casar, Joan Chen, Anne Consigny, Liam Cunningham, Audrey Dana, Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Faye Dunaway, Nicolas Duvauchelle, Eriq Ebouaney, Leif Edlund, Gad Elmaleh, Michael Fassbender, Harisson Ford, Ayako Fujitani, Gael García Bernal, Hippolyte Girardot, Danny Glover, Martina Gusman, Jung Woo Ha, Suheir Hammad, Philippe Harel, Rutger Hauer, Hafsia Herzi, Dustin Hoffman, John Hurt, Gianfelice Imparato, Angelina Jolie, Michel Jonasz, Arly Jover, Teruyuki Kagawa, Yoon Suk Kim, Kyoko Koizumi, Shia Labeouf, Gérard Lanvin, Denis Lavant, Jude Law, Samuel Le Bihan, Rachael Leigh Cook, Chui Wai Leung, Olle Liljas, Lu Liping, Lucy Liu, Eva Longoria, Maria Lundqvist, Guy Marchand, Tonie Marshall, Chiara Mastroianni, Elli Medeiros, Julianne Moore, Ornella Mutti, Maria Nazionale, Zineb Oukach, Manu Payet, Melvil Poupaud, Aishwarya Rai, Horst Rehberg, Robin Renucci, Jean-Paul Roussillon, Jean-Paul Rouve, Mark Ruffalo, Pierre Santini, Rodrigo Santoro, Ahmet Rifat Sungar, Ursula Werner, Horst Westphal, Lambert Wilson, Tao Zhao, Nina Zavarin, Dennis Hopper, Elsa Zylberstein, Cate Blanchett, Gillian Anderson, Rachida Brakni, Ronit Elkabetz, Susannah York et Vahina Giocante.

*PHOTOS DU JOURS:


Anne Consigny et Mathieu Almaric, Montée des Marches Un Conte de Noël


Anne Consigny, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Emmanuelle Devos, Photocall du film Un conte de noë


Arnaud Desplechin, Jean-Paul Roussillon et Catherine Deneuve, Montée des Marches du film Un Conte de Noë


Bono et Sean Penn, Montée des Marches de la séance du Président, The Third Wave


Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, Photocall du film Un Conte de Noël


Chiara Mastroianni et Hyppolite Girardot, Photocall du film Un conte de Noël


Equipe du Film, Montée des Marches du film Les 3 Singes


Harrison Ford


Harrison Ford sur la plage


Le dessinateur Wolinski. Photocall du film de Daniel Leconte C'est dur d'être aimé par des cons


Mike Tyson et invités, Montée des Marches du film Tyson


Mike Tyson, Montée des Marches du film Tyson


Nuri Bilge Ceylan arrive au photocall de son film Les Trois Singes


Philippe Val et Daniel Leconte. Photocall de C'est dur d'être aimé par des cons

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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Dim 18 Mai - 8:56

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SAMEDI 17 MAI


*UN CERTAIN REGARD:

*"Je Veux Voir" de Joana Hadjithomas et Khalil

Présenté dans la section Un Certain Regard, Je Veux Voir est un projet atypique initié par les réalisateurs Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. A l’aube de cette nouvelle guerre au Liban qui éclate en juillet 2006, ils se demandent si le Septième Art peut encore changer le monde. Pour ce faire, ils décident de partir à Beyrouth avec une "icône", une comédienne qui représente pour eux le cinéma, Catherine Deneuve. Ils vont parcourir les régions touchées par le conflit. A travers leurs présences, leur rencontre, ils espèrent retrouver une beauté disparue.

"Est-ce une fiction ou un documentaire ?, s’interrogent Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Il est très difficile de faire la part des choses dans ce long métrage. Nous connaissions très bien les lieux, les aventures vécues par Catherine. Le scénario ressemble beaucoup au film fini. Pourtant, tout ce qui advient est de l’ordre de l’aventure documentaire. Les acteurs ne savent pas vraiment ce qui leur arrive, où ils vont. On les a mis dans des situations que l’on avait déjà vécues, mais il y a eu des accidents, des choses que l’on n’attendait pas. Dans notre travail de plasticiens et de cinéastes, on explore souvent ce dispositif. Attendre que quelque chose se passe, qu’une réalité surgisse dans le plan, accepter d’être dépassé par elle… Nous l’avons été particulièrement ici ! Nous pouvons juste dire que nous avons vécu une vraie aventure cinématographique."

Au sujet de Catherine Deneuve, ils racontent : "Elle a rapidement été une évidence. Nous avions un fort désir de la filmer. Catherine Deneuve est l’incarnation d’une certaine idée du cinéma, d’un cinéma qui a une histoire. Et une intelligence. On a l’impression qu’elle sait toujours être à la bonne distance. Ses choix de cinéma dessinent un esprit, une façon de penser. Elle est bien plus qu’une icône : elle est libre. Cette liberté-là, cette disponibilité, cette ouverture, nous les avons de plus en plus découvertes en travaillant avec elle. Elle aurait pu avoir peur de la mise en danger de son image, sans compter le danger physique. Mais elle a dit oui tout de suite. La présence de Catherine crée un onirisme, une présence improbable au milieu des destructions et des paysages du Sud. De fait, elle dégage de la fiction une aura qui nous fait penser à la définition qu’en donnait Walter Benjamin, celle de "l’apparition d’un lointain si proche"."

Lors de la présentation du film au public, Khalil Joreige a déclaré : "Nous sommes très émus de présenter ce film aujourd’hui. Nous remercions Thierry Frémaux et l’équipe du Festival. Pour nous, ce film est une vraie aventure cinématographique qui, vous le verrez, devient de plus en plus intense et surprenante. Nous tenons à remercier Catherine Deneuve pour sa générosité et son audace, pour nous avoir permis de faire ce film." Et Joana Hadjithomas de conclure : "Je dédie cette projection à ceux qui auraient voulu être avec nous : notre équipe, nos familles, nos amis qui n’ont pas pu faire le voyage à cause des derniers événements."

*"Wolke 9" d'Andreas Dresen

Le sélection de Wolke 9 dans la section Un Certain Regard marque la première venue de Andreas Dresen à Cannes. Néanmoins, ce réalisateur allemand fut par le passé largement récompensé dans divers festivals comme en 2005, à San Sebastian, pour son scénario de Summer in Berlin, ou encore en 2001 avec l’Ours d’argent de Berlin pour Grill Point. Avec Wolke 9, il s’intéresse à l’intimité d’une femme de 60 ans qui tombe amoureuse d’un homme plus âgé et redécouvre les plaisirs charnels et la beauté des sentiments.

Andreas Dresen évoque ses intentions avec Wolke 9 : "Je souhaitais raconter cette histoire d’amour comme si les personnages étaient jeunes. Tout simplement parce j’ai l’impression qu’on ne traite pas cet aspect frontal dans le cinéma pour les personnes âgées. Je me suis toujours demandé pourquoi on n’autorise que le sentimentalisme dans des histoires à l’eau de rose. Les femmes d’un certain âge sont parfaitement autorisées à vivre ce genre de relation au même titre que les hommes. Je voulais que cette femme prenne une décision tranchée, sans compromis. Les clichés sont complètement bouleversés. Au final, Wolke 9 n’est pas seulement une histoire de sexe entre deux personnes de 60 ans. C’est aussi une histoire classique sur la difficulté d’aimer l'autre."

Lors de la présentation du film au public, Thierry Frémaux a appelé sur la scène Andreas Dresen, qu’il qualifie de tête de file du nouveau cinéma allemand. "Généralement, ce n’est pas évident de réunir toute l’équipe d’un film pour une première, a-t-il déclaré. Dans notre cas, c’était plutôt aisé car nous n’étions que sept derrière la caméra. C’était un film de famille. Il n’y avait que quatre acteurs qui jouaient, sans dialogues écrits et ils étaient tous magnifiques. Je suis vraiment heureux qu’ils aient eu le courage de le faire, comme vous pourrez le constater dans le film."

*"Tokyo Sonata" de Kurosawa Kiyoshi

Habitué du Festival de Cannes, Kiyoshi Kurosawa revient pour la troisième fois présenter un film dans la Sélection officielle. Déjà en 2001, la section Un Certain Regard avait retenu Kairo. Puis en 2003, ce fut le tour de Akarui Mirai d’être sélectionné en Compétition. Cinq ans plus tard, Kiyoshi Kurosawa foule à nouveau le tapis rouge avec Tokyo Sonata, un drame intimiste autour d'une famille japonaise ordinaire.

Le père est licencié mais refuse de l’annoncer. Le fils aîné se met de plus en plus en retrait pendant que le cadet prend des cours de piano en cachette. La mère, impuissante, constate la lente dérive de sa cellule familiale.

"Avec ce film, explique Kiyoshi Kurosawa, j’ai tenté de dessiner le portrait d’un petit drame qu’on peut trouver dans n’importe quelle famille vivant à Tokyo aujourd’hui, et de le faire sans aucune exagération. Mais ces personnages ne sont pas pour autant coupés du reste du monde. Qu’ils en aient ou non conscience, ils sont sans cesse soumis aux forces d’un monde qui les dépasse et les malmène. La famille de mon film est directement reliée au Japon, qui lui-même est directement relié au reste du monde. Vaut-il mieux protéger désespérément ce qui existe dans le pays, ou libérer toutes nos forces vers l’extérieur ? Il y a énormément de Japonais qui font face à ces choix chaque jour, c’est pourquoi le XXIème siècle est celui de la confusion."

A l’occasion de la présentation du film, le réalisateur Kiyoshi Kurosawa a partagé son émotion avec le public : "Je vous remercie beaucoup d’être venu ce soir. Je suis d’autant plus touché que je pensais ne pas venir à Cannes cette année. Avant mon départ, ma femme est tombée malade. Je voulais annuler ce voyage. Mais mon épouse, de l’hôpital, m’a dit qu’elle tenait à ce que je vienne. Et je suis content d’être avec vous ce soir."

*CANNES CLASSIQUES:

*"Lola Montès" de Max Ophüls

Section dédiée aux films de patrimoine, Cannes Classics invite aujourd’hui les festivaliers à redécouvrir à 19h45 Salle du Soixantième Lola Montès, un drame de Max Ophüls réalisé en 1955. Cette œuvre cinématographique sera présentée en avant-première mondiale et en copie restaurée Technicolor par la Cinémathèque française et Les Films du Jeudi. L’occasion ainsi de rendre hommage à ce grand cinéaste, disparu en 1957, peu de temps après la sortie du long-métrage.

*"Mélodie Tzigane" et "Les Amants passionnés"

Aujourd’hui, Cannes Classics célèbre le centenaire du Kawakita Memorial Film Institute, organisme visant à promouvoir le cinéma japonais à l’étranger. Dans le cadre de cet hommage, la Salle Buñuel propose à 14h la projection en copie neuve de Mélodie Tzigane de Seijun Suzuki, un thriller psychédélique datant de 1980 et dans lequel deux anciens collègues rencontrent une geisha appelée Koine. Souvent surnommé "le magicien des images et des couleurs", le réalisateur tisse des énigmes et crée des zigzags étranges dans ce chef-d’oeuvre esthétique.

Suivra à 17h la projection en copie restaurée des Amants passionnés de David Lean en hommage au cinéaste britannique décédé en 1991. Une histoire d’amour dévorante adaptée d’une histoire d’H.G Wells.

*COMPETITION:

*"Linha De Passe" de Walter Salles et Daniela Thomas

Deuxième film de Walter Salles à concourir pour la Palme d’Or après Carnets de Voyage en 2004, Linha De Passe met en scène quatre frères et leur mère qui, à São Paulo, tentent de réinventer leur vie. L’un recherche son père, le deuxième aspire à une carrière de footballeur, le troisième embrasse une vocation religieuse, le quatrième cherche tant bien que mal à subvenir aux besoins de son enfant, tandis que leur mère est à nouveau enceinte.

Le réalisateur brésilien, qui a été par le passé membre des Jurys Courts-métrages en 1999 et Sélection officielle en 2002, revient sur les thèmes développés dans son film : "Dans Linha De Passe comme dans Terre Lointaine, la jeunesse est au centre de l’histoire. Dans un pays où des millions de jeunes sont sans emploi, le foot, la religion ou la marginalité sont quelques-unes des issues possibles. Beaucoup de jeunes côtoient la violence, mais la plupart parviennent à l’éviter. Or, ceux-là ne sont presque jamais filmés – ce qui donne, à la longue, une image faussée de notre réalité. Nous avons voulu aller contre cet état de choses. Faire un film âpre, mais où les gens pourraient, pour une fois, ne pas être jugés d’avance. Où le drame serait intérieur, lié à des problèmes de race et d’absence de structure familiale. Pour autant, nous ne voulions pas nier la présence quotidienne de la violence dans un pays où 50 000 personnes par an, surtout des jeunes, meurent victimes d’armes à feu. Les personnages de Linha De Passe vont vivre cette question de manières différentes."

*"24 City" de Jia Zhangke

Président du Jury Courts-métrages Cinéfondation en 2007, le réalisateur Jia Zhangke revient cette année à Cannes avec 24 City, un long métrage présenté en Compétition et dont le titre fait référence à un complexe d’appartements de luxe prenant lieu et place d’une ancienne usine et de sa cité ouvrière à Chengdu, en Chine.

"Ce film est composé de récits de fiction autour de trois femmes et de témoignages de cinq ouvriers qui font part de leurs souvenirs, explique celui qui a également eu l’honneur de concourir en Sélection officielle en 2002 avec Plaisirs Inconnus et qui a remporté le Lion d’Or de la 63ème Mostra de Venise avec Still Life en 2006. Mettre en parallèle le documentaire et la fiction était pour moi la meilleure façon d’affronter l’Histoire de la Chine entre 1958 et 2008. Cette histoire est simultanément construite par les faits et par l’imagination. Elle se déroule dans une usine militaire d’Etat qui existe depuis 60 ans. Ce lieu a connu tous les mouvements politiques de la Chine communiste. Je ne cherche pas à rapporter des faits historiques mais à comprendre cette expérience socialiste, qui dure depuis près de cent ans et qui a affecté le destin du peuple chinois."

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/


Dernière édition par Mandy le Dim 18 Mai - 9:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Dim 18 Mai - 9:03

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*HORS COMPETITION:

*"Vicky Cristina Barcelona" de Woody Allen

Cette 61ème édition du Festival de Cannes voit le retour sur la Croisette de Woody Allen, venu présenter Hors Compétition Vicki Cristina Barcelona, film interprété par Scarlett Johansson, Penélope Cruz et Javier Bardem. Le réalisateur new-yorkais a déjà connu les honneurs de la Sélection officielle avec Manhattan (1979), Bonjour Monsieur Lewis (1982), Broadway Danny Rose (1984), La Rose pourpre du Caire (1985), Hannah et ses sœurs (1986), Radio Days (1987), New York Stories (1989), Hollywood Ending (2002) et Match Point (2005).

Avec ce nouveau film, Woody Allen a choisi d'investir la capitale catalane pour mettre en scène les pérégrinations amoureuses de deux jeunes Américaines, venues passer l’été sous le soleil d'Espagne. Vicky et Cristina sont en effet entraînées dans une surprenante série d'aventures intimes avec un peintre charismatique, Juan Antonio, resté lié à son ex-épouse, l'impétueuse Maria Elena...

"Lorsque j’ai commencé ce scénario, raconte le réalisateur, je n’avais d’autre intention que d’écrire une histoire dont Barcelone serait un personnage clé. Je souhaitais célébrer cette ville que j’aime beaucoup. Cette cité, d’une grande beauté visuelle, jouit d’une ambiance très romantique. C’est seulement dans les lieux comme Paris ou Barcelone qu’une histoire comme celle-ci peut se concevoir."

Au sujet du choix de ses actrices, Woody Allen explique : "Il m’arrive de temps à autre de rencontrer dans ma vie professionnelle une actrice dont les qualités m’inspirent. Scarlett est très intelligente, sexy, très douée et elle possède un registre très étendu. Elle a aussi un humour acéré, des inventions verbales qui m’épatent. Penélope est une force de la nature, comme Maria Elena. Elle est belle et incroyablement sexy dans un style qui n’appartient qu’à elle. Et c’est bien sûr une formidable actrice. J’étais évidemment comblé."

*"The Chaser" de Na Hong-Jin

Présenté Hors Compétition, The Chaser est le premier film du réalisateur coréen Na Hong-Jin, qui concourt également pour la Caméra d’Or. "C’est un hommage, explique-t-il, à la tradition du film noir, où l’inversion des valeurs est presque devenue une convention, mais c’est également un constat de la dégradation de la société contemporaine."

Na Hong-Jin met en scène une chasse à l’homme implacable dans Séoul entre un ancien policier devenu proxénète et un tueur de prostituées. "Je crois, poursuit-il, que le réalisme est le moyen le plus efficace pour faire partager sa vision d’une histoire. Il me semble que c’est l’approche la plus intelligente."

*"C’est dur d’être aimé par des cons" de Daniel Leconte

Le cinéaste et écrivain français Daniel Leconte, connu pour avoir réalisé de nombreux documentaires dont La Deuxième vie de Klaus Barbie (1986) et Fidel Castro, enfance d’un chef (2004), effectue aujourd’hui son baptême cannois avec la présentation Hors Compétition de C’est dur d’être aimé par des cons. A travers ce film, le metteur en scène nous retrace le procès exceptionnel de Philippe Val, le patron de Charlie Hebdo, assigné en justice par la Mosquée de Paris, la Ligue Islamique Mondiale et l’Union des Organisations Islamiques de France suite à la publication dans son journal satirique des douzes caricatures danoises ayant déclenché la colère des musulmans aux quatres coins du globe.

Mettant l’accent sur l’enjeu universel d’un tel procès, Daniel Leconte raconte : "Considéré à tort au départ comme une affaire française, le procès se transforme très vite en enjeu planétaire avec au bout la réponse par le droit aux tentatives des extrémistes musulmans d’imposer par la force leurs interdits religieux. Après l’affaire Idoménée en Allemagne, le meurtre de Theo Van Gogh aux Pays-Bas, après le renoncement de l’Europe à défendre ses principes quand au moment fort des caricatures danoises, ses ambassades étaient mises à sac au Proche-Orient, ce procès est un test pour la France, pour l’Europe, pour toutes les démocraties."

*CONFERENCE DE PRESSE

*"Linha De Passe"

A l’occasion de la présentation en Compétition de Linha De Passe, les réalisateurs Walter Salles et Daniela Thomas ainsi que les acteurs João Baldasserini, Kaique Jesus Santos, Vinícius de Oliveira et José Geraldo Rodrigues ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Walter Salles sur ses sources d'inspiration :
"Le personnage de Kaique est inspiré d’une histoire vraie qui s’est passée au Brésil il y a 4 ou 5 ans environ (...) Le film est vraiment basé sur des histoires réelles qu’on a intégrées dans la même structure narrative. Comme on souhaitait faire un film sur la jeunesse et sur des gens qui se réinventent, Daniela, avec qui j'ai fait Terre Lointaine en 1995, et moi sommes partis de la réalité brésilienne qui est très riche et nous avons fait appel à des acteurs dont la plupart n’avaient jamais tourné. 99% des personnes que vous avez vues dans le film en étaient à leurs tout débuts au cinéma, de même pour l’équipe technique."

Sur la collaboration entre les deux réalisateurs :
Daniela Thomas :
"Walter est un homme très généreux et il a été assez fou pour m'inviter à partager cette expérience extraordinaire. Les choses n'étaient pas très bien définies. Les films que nous faisons ensemble sont très différents des films qu'il réalise seul. Quand nous sommes 2, nous devenons en fait 10, 12, 20. Il n'y a pas de vraie hiérarchie définie. Ainsi, le film est en fait l'oeuvre de toute une équipe. Les acteurs, les techniciens, tout le monde se sent très à l'aise. On parle tout le temps derrière les caméras. C'est très ouvert, on discute de tout et les gens se sentent bien. Ils aiment beaucoup faire partie de cette grande famille."
Walter Salles :
"C'est un peu revenir à l'idée du cinéma comme aventure collective. Ca me paraissait intéressant d'expérimenter cette sensation-là de temps en temps. C'est quelque chose qui serait dur à faire de manière continue, mais après plusieurs films en solo, pouvoir revenir à cette essence collective du cinéma et penser un film qui est enrichi par des regards différents, c'est quelque chose qui est très inspirateur et qui non seulement alimente ce projet-là mais qui alimente aussi d'autres projets. Par exemple, quand je tourne avec Daniela, je sens que le résultat est plus âpre et plus brut que ce que je ferais si j'étais seul. J'aime cette sensation de danger. Ici, on est plus dans l'action, dans l'immédiat. On ne bloque pas les acteurs dans la scène, on essaie de les suivre. La caméra est au service des acteurs, il n'y a pas d'impératif, l'improvisation est constante. 25 ou 30 % des scènes qui sont dans le film n'étaient pas écrites. Il y a une liberté dans le geste qui est très intéressante et qui rend pour moi cette aventure nécessaire de temps en temps."

Daniela Thomas sur le tournage à São Paulo :
"La ville de São Paulo s'est imposée en même temps que le script. C'est une ville gigantesque et il n'y a pas d'échappatoire comme à Rio. Rio, c'est une ville énorme, mais il y a au moins la mer, il y a une possibilité de s'en échapper, mais à São Paulo il n'y a rien, il n'y a que des rues, des immeubles, des tunnels, des ponts. São Paulo, c'est comme une ville au bout du monde. Quand on a commencé à écrire l'histoire, on est allé à São Paulo. Je ne connaissais pas tous ces quartiers qui figurent dans le film. On a commencé à plonger dans ces banlieues pour essayer de comprendre. La plupart des endroits que vous voyez dans le film sont des endroits qu'on a choisis lorsqu'on a commencé à écrire le scénario. Ce n'était pas des endroits théoriques, abstraits. On savait dans quelles conditions vivaient ces gens."

Daniela Thomas sur le scénario :
"Pour nous, il fallait qu'il y ait une structure assez dramatique dans le film. Il y a aussi une transition entre les différents personnages, non pas parce qu'ils se rencontrent mais parce que les histoires sont un peu comme des rivières avec des ruisseaux qui se jettent dedans. Les personnages ne se rencontrent pas mais leurs histoires sont entremêlées. Le film est conçu comme une corde tressée avec des histoires qui se croisent et se recroisent. Donc ce n'était pas la peine de séparer les différentes histoires en blocs."

Walter Salles sur l'absence de figure paternelle dans le film :
"Récemment, il y a une statistique qui est tombée au Brésil et qui dit que le nombre de familles ou le père n’existe pas est de l'ordre de 25 à 28%. C'est statistiquement très impressionnant cette absence chronique du père dans les familles brésiliennes, et c'est un phénomène qui tend à se multiplier. Alors, le résultat, c'est qu'on voit des familles élevées par des mères courage qui sont donc père et mère à la fois et qui essaient de lutter. Elles représentent pour moi une espèce de résistance morale, c'est très marqué dans le film d'ailleurs."

*"24 City"

Toute l’équipe de 24 City s’est réunie en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes. Le réalisateur Jia Zhangke était accompagné de ses deux actrices Joan Chen et Zhao Tao, ainsi que de ses deux producteurs Shozo Ichiyama et Chow Keung. Tous ont tenu à marquer une minute de silence en mémoire des récentes victimes du tremblement de terre survenu dans la province du Sichuan, en Chine. Propos rapportés.

Jia Zhangke sur le mélange des genres cinématographiques :
"La Chine vit une transformation extrêmement importante avec le passage de l’économie planifiée à l’économie de marché. Ce phénomène a eu des conséquences marquées sur l’individu. J’avais très envie de faire un film sur cette réalité, sur cette nouvelle influence sur la vie des gens. J’ai commencé par faire une centaine d’entretiens d’ouvriers. Puis, je me suis demandé pourquoi ne pas mélanger les genres : avoir une partie documentaire suivie d’une partie fiction. N’est-ce pas là la meilleure façon d’obtenir des informations riches en enseignement pour parler de l’Histoire avec un grand H ?"

Jia Zhangke sur le choix du lieu de tournage :
"Cette usine 420 porte cinquante ans d’histoire en elle ; plusieurs dizaines de milliers d’ouvriers y ont travaillé, cela implique un grand nombre de familles et tout leur vécu. Parallèlement, il y a cette particularité : elle allait être détruite au profit d’un complexe immobilier baptisé "24 City". Il était donc évident que toute la mémoire sur l’économie planifiée que je souhaitais traiter allait disparaître. Je devais faire vite et enclencher le tournage. Ce changement est symbolique de la vitesse à laquelle la Chine évolue."

Jia Zhangke sur son évolution personnelle :
"Pour les besoins de 24 City, je me suis très rapidement plongé dans les souvenirs de mon pays. On trouve souvent des réponses sur les questionnements concernant la société actuelle en fouillant le passé. Ce film me permet dans mon évolution de cinéaste d’établir un pont nouveau entre mon époque actuelle et les références historiques."

Joan Chen sur le récent tremblement de terre en Chine :
"Jia Zhangke a un sens très précis de l’observation, notamment quand il s'agit des gens simples. Il évoque les changements qui se déroulent actuellement en Chine et qui touchent la population. Les victimes de ce tremblement de terre sont précisément la couche sociale que Jia Zhangke aime décrire. J’espère que spirituellement ce film, à travers son succès, pourra aider les gens de cette province, que nous pourrons le leur dédier."

*"Vicky Cristina Barcelona"

A l’occasion de la présentation Hors Compétition de Vicky Cristina Barcelona, le réalisateur Woody Allen et les actrices Penélope Cruz et Rebecca Hall ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Penélope Cruz sur l’emploi de l’espagnol et de l’anglais dans le film :
"Nous devions sans cesse passer de l’espagnol à l’anglais, car le personnage de Javier ne supporte pas le fait que mon personnage ne parle pas anglais devant des gens qui ne parlent que l’anglais… J’ai aimé cette liberté que nous a donnée Woody de passer d’une langue à l’autre et d’improviser. Mais en anglais, j’avais peur de changer quoi que ce soit : comment voulez-vous modifier une réplique écrite par Woody Allen ?"

Woody Allen sur le fait de savoir s’il a déjà été tenté de vivre dans un ménage à trois :
"C’est déjà dur de vivre avec une autre personne… Pour les personnages de ce film, il y a une alchimie qui fait que cette situation de ménage à trois leur convient. Dans la réalité, la plupart des gens ne pourraient pas supporter longtemps ce schéma de vie. Dans un film, je peux explorer cette situation, parce que mes personnages sont "larger than life"."

Woody Allen sur le choix de tourner à Barcelone :
"Des gens de Barcelone m’ont appelé pour me proposer de tourner un film là-bas, qu’ils financeraient. J’ai dit "Bien sûr, j’adore l’Espagne, j’adore Barcelone", donc j’ai écrit une histoire avec l’idée que ce serait tourné à Barcelone."

Les actrices sur leur personnage :
Rebecca Hall :
"Ca me semble intéressant de partir du côté stéréotypé d’un personnage pour ensuite trouver ce qui, en lui, est tout à fait contraire à ce stéréotype. C’est ce qui m’a plu chez elle. Woody sait très bien montrer ce type d’ambivalence."
Penélope Cruz :
"J’ai beaucoup ri en lisant le scénario, mais quand j’ai commencé à me préparer pour le rôle, je n’ai vu que le côté dramatique. Je me mettais de plus en plus dans la peau du personnage, j’explorais son côté sombre, sa souffrance. J’avais oublié tout le côté comique. Après, quand j’ai vu le film, j’ai de nouveau beaucoup ri. Je suis très reconnaissante envers Woody de m’avoir poussée dans cette direction : il fallait que je ne sois pas consciente de l’aspect comique. Cela ne peut se produire que lorsque le cinéaste est un génie : il vous fait faire des choses que vous n’aviez même pas imaginées…"

Woody Allen sur l’aspect romantique du film :
"Je voulais que le côté tragique vous cueille à la fin du film. Je souhaitais donc raconter une histoire romantique plaisante, une histoire d’amour avec des moments amusants, mais à la fin du film, je voulais qu’on ressente une tristesse, liée au sentiment de remord. Je voulais que la dimension tragique ne soit pas omniprésente, mais apparaisse de façon subtile."

*SOURCE:
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Dim 18 Mai - 9:12

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*SUITE HORS COMPETITION:

*"Tyson"

A l’occasion de la présentation dans la section Un Certain Regard du documentaire Tyson, le réalisateur américain James Toback et l'ancien boxeur Mike Tyson ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Sur la genèse du projet :
James Toback :
"Mike et moi-même avons eu des discussions très peu habituelles et très personnelles au fil des ans, et bon nombre de ces conservations auraient pu être employées pour faire un documentaire. Elles étaient très révélatrices de son état d’esprit ainsi que du mien. On s’intéresse à bon nombre de thèmes tous les deux. Mike était partant pour le film. J’ai donc enregistré ces témoignages et on a avancé petit à petit. On ne savait pas exactement où ça allait nous amener. Mike pensait que ça pourrait faire l’objet d’un DVD qui se vendrait quelques dollars à un coin de rue. Moi, je pensais que ça pourrait faire partie de la Sélection officielle du Festival de Cannes. On avait des points de vue différents à l’époque. En tout cas, on était d’accord pour dire qu’il s’agirait d’un documentaire réaliste, franc et honnête. On a traité de nombreux aspects de cette vie passionnante."
Mike Tyson :
"Je connais M. Toback depuis plus de vingt ans. On a parlé ensemble à plusieurs reprises. Par le passé, il m’a donné des rôles à jouer dans différents films, mais il n’avait jamais parlé de faire un documentaire à mon sujet. Un jour, il m’en a parlé. Je lui ai dit pourquoi pas, car je n’avais rien de spécifique à faire à ce moment-là. James Toback a su me convaincre de faire ce film."

James Toback sur l’absence d’intervenants autres que Mike Tyson dans le documentaire :
"Je pensais et j’avais raison d’ailleurs qu’il y aurait des archives, d’autres interviews. En fait, ce qui était intéressant, ce n’était pas ce que les gens avaient à dire au sujet de Mike. Ce qui était intéressant, c’était de voir Mike, de voir son visage, d’entendre sa voix et d’écouter sa façon de raconter les choses au monde et pour la postérité. En fait, peu importe ce que les gens écrivaient sur Mike Tyson, il ne s’agissait que d’avis extérieurs. C’était une chance extraordinaire de pouvoir faire un film directement sur Mike Tyson au lieu d’inclure toutes sortes de témoignages qui auraient pollué le film."

James Toback sur le choix de Mike Tyson comme sujet de son documentaire :
"J’ai été obsédé par la boxe depuis l’âge de quatre, cinq ans. Mon grand-père regardait des combats. Moi-même, j’ai été boxeur mais je n’ai jamais percé. Je n’ai jamais duré plus de trente secondes sur le ring. Je trouvais que Mike était bien plus intéressant que les autres boxeurs. Il était beaucoup plus imposant, beaucoup plus représentatif. C’est un personnage mythique. Vous vous rappelez de ce montage magnifique de trois minutes au début du film ? Et bien ce serait impossible de créer des scènes pareilles avec d’autres boxeurs."

Mike Tyson sur sa façon d’analyser sa vie :
"J’ai toujours analysé ma vie et mes performances. J’ai toujours été assez objectif par rapport à moi-même. Je suis très critique, très dur à mon égard, c’est ce que m’a appris mon entraîneur."

James Toback sur Emir Kusturica et son documentaire Maradona :
"J’adore Kusturica, car je sais qu’il a adoré Mélodie pour un tueur, et si quelqu’un aime mon film, j’estime que c’est un personnage fabuleux. En fait, je ne connais pas beaucoup le foot, je connais quand même Maradona et j’attends avec plaisir de voir son film."

*"C'est dur d'être aimé par des cons"

Toute l’équipe du documentaire C’est dur d’être aimé par des cons s’est réunie pour répondre aux questions de la presse internationale. Etaient présents le réalisateur Daniel Leconte, le directeur de la publication et de la rédaction de Charlie Hebdo Philippe Val, ainsi que Richard Malka et Francis Szpiner, les avocats des deux parties. Morceaux choisis.

Sur une éventuelle reprise de la polémique avec ce film :
Daniel Leconte :
"Ce film est de nature à apaiser les tensions ; il n’est pas du tout fait pour les alimenter. Il y aura toujours parmi les intégristes des personnes qui jetteront de l’huile sur le feu. Mais notre volonté est de pacifier ces relations et de permettre la meilleure intégration possible entre les musulmans et la République. J’ai la très forte conviction que le film va aider en ce sens."
Philippe Val :
"Toute cette histoire a permis aux musulmans de s’identifier, d’être séparés de la position des intégristes. On a pu trouver le moyen d'établir un débat avec eux. Il y a maintenant une distinction avec les intégristes que l’on peut qualifier d’islamo-fascistes."
Francis Szpiner :
"Face à une tension, le recteur de la Mosquée de Paris, le Dr Dalil Boubakeur, a fait le choix du droit, le choix de demander à un tribunal de la République de trancher lors d’un débat contradictoire doté d’une valeur pédagogique. Chacun verra la qualité de ce débat. Il a fait honneur à la République française, nous ne sommes pas le pays de Voltaire pour rien. Ce film ne peut blesser que les irréductibles."

Richard Malka sur son sentiment à la lecture de l’assignation :
"On a immédiatement conscience que c’est un procès qui va avoir une ampleur exceptionnelle. Cela arrive rarement dans une carrière d’avocat : on porte non seulement la responsabilité de défendre son client mais on garde à l'esprit cette idée que la cause est bien plus importante que son simple travail."

Daniel Leconte sur les conséquences de son film :
"Le génie de ce procès est d’avoir permis la création d’un espace de liberté de parole, où on peut aborder ces sujets sans être taxé de raciste. Et on peut désormais le faire de façon apaisée et démocratique."

*ACTEURS PRESENTS A CANNES:

Karen Allen, Mathieu Amalric, Hatice Aslan, Claudine Auger, Saleh Bakri, Guy Bedos, Richard Bennett, Jean-Marie Bigard, Yavuz Bingol, Didier Bourdon, Dany Brillant, Nicolas Bro, Guillaume Canet, Laurent Capelluto, Amira Casar, Joan Chen, Anne Consigny, Audrey Dana, Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Faye Dunaway, Nicolas Duvauchelle, Eriq Ebouaney, Leif Edlund, Harrison Ford, Louis Garrel, Hippolyte Girardot, Danny Glover, Martina Gusman, Jung Woo Ha, Suheir Hammad, Rutger Hauer, John Hurt, Gianfelice Imparato, Michel Jonasz, Jacklyn Jose, Arly Jover, Teruyuki Kagawa, Yoon Suk Kim, Kyoko Koizumi, Shia Labeouf, Gérard Lanvin, Michèle Laroque, Denis Lavant, Jude Law, Samuel Le Bihan, Rachael Leigh Cook, Chui Wai Leung, Olle Liljas, Lu Liping, Eva Longoria, Maria Lundqvist, Guy Marchand, Tonie Marshall, Chiara Mastroianni, Ornella Mutti, Maria Nazionale, Zineb Oukach, Gina Pareno, Elsa Pataki, Melvil Poupaud, Aishwarya Rai, Horst Rehberg, Robin Renucci, Jean-Paul Roussillon, Pierre Santini, Toni Servillo, Ahmet Rifat Sungar, Ursula Werner, Horst Westphal, Lambert Wilson, Tao Zhao, Nina Zavarin, Dennis Hopper, Elsa Zylberstein, Cate Blanchett, Rachida Brakni, Ronit Elkabetz, Susannah York, Vahina Giocante, Jean-Claude Van Damme, Manu Payet, Jeanne Moreau et Pierre Palmade.

*PHOTOS DU JOUR:


Ha Jung-woo et KIM Yoon-suk Photocall du film 24 City


James Toback et Mike Tyson, Photocall du film Tyson


Jia Zhangke sur le photocall de son film 24 City


Joan Chen et Zhao Tao, Photocall du film 24 City


Joao Baldasserini, Daniela Thomas, Vinicius de Oliveira, Kaique de Jesus Santos, Walter et Jose Geraldo Rodrigues, Photocall du film Linha de Passe


Penelope Cruz, Photocall du film Vicky Cristina Barcelona


Rebecca Hall, Woody Allen et Penelope Cruz, Photocall du film Vicky Cristina Barcelona


Woody Allen et Rebecca Hall pour le photocall de Vicky Christina Barcelona


Woody Allen, Conférence de presse de Vicky Christina Barcelona

*SOURCE:
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Lun 19 Mai - 18:49

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DIMANCHE 18 MAI


*Hommage à Manoel de Oliveira

A l’occasion du 100e anniversaire du réalisateur portugais Manoel de Oliveira, le Festival de Cannes rend hommage, lundi 19 mai à 16 heures, à celui qui a accompagné un siècle de cinéma.

Sur la scène du Grand Théâtre Lumière, en présence de Clint Eastwood et de nombreux réalisateurs présents à Cannes ce jour-là, l’hommage débutera par la projection d’un film réalisé par Gilles Jacob : Un jour dans la vie de Manoel de Oliveira (9’). Le cinéaste recevra ensuite une Palme d’or pour l’ensemble de son œuvre, avant la projection de son premier film Douro, Faina Fluvia (18’).

Le cinéaste sera accompagné de son épouse et de son petit fils, Monsieur Ricardo Trépa. Ils seront entourés de Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture de la Communication, Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne, les Ministres européens de la Culture, Monsieur Joao Bénard Da Costa, Directeur de la Cinémathèque portugaise et Michel Piccoli et son épouse.

*COMPETITION:

*"Serbis"

Réalisé par Brillante Mendoza, Serbis est le premier film philippin à être présenté en Compétition depuis Bayan Ko de Lino Brocka en 1984. L’action de ce long-métrage se déroule dans un vieux cinéma d’Angeles, aux Philippines, qui projette des films érotiques des années 70. Alors que les membres de la famille Pineda, propriétaire de ce cinéma, s’adonnent à leurs occupations quotidiennes, on découvre peu à peu leurs penchants et les difficultés auxquelles ils se heurtent. En proie à leurs démons intérieurs, ils vont jusqu’à fermer les yeux sur le business qui fleurit au sein même de leur établissement, celui de la prostitution.

"Serbis peut être décrypté à différents niveaux, raconte le cinéaste philippin. J’ai voulu que le film ait une double thématique. La première fait référence à la prostitution des jeunes gens, principalement des mineurs, qui officient à l’intérieur même des cinémas. De ce fait, la question de la morale se pose, sans parler de la légalité d’un tel commerce. Mais la véritable question est : qu’est-ce que la moralité, ou la légalité, dans une société qui s’appauvrit et où la survie est un combat quotidien ? En fait, tout ça se réduit à des questions économiques."
Expliquant le choix de ce titre de film, Brillante Mendoza poursuit : "Au sens large, "Serbis" signifie "service" : le service d’une famille envers ses membres, d’un cinéma envers ses clients ; ou encore d’un film envers ses spectateurs, d’un citoyen envers la société, d’un pays envers ses citoyens, des hommes et des femmes envers l’humanité, de l’humanité envers l’homme ou la femme, et ainsi de suite…"

*"Gomorra"

Journée placée sous le signe de la mafia avec l’entrée en lice de Gomorra, présenté en Compétition Officielle. Adaptée du best-seller homonyme de Roberto Saviano, cette plongée sans concession au cœur de la pègre napolitaine est réalisée par Matteo Garrone. Ce dernier était déjà venu à Cannes montrer L’Etrange Monsieur Peppino (2002) à la Quinzaine des Réalisateurs.

"La réalité dont je suis parti pour tourner Gomorra, explique-t-il ,était si puissante du point de vue visuel que je me suis astreint à la filmer avec une simplicité extrême, comme si j’étais un spectateur qui se trouvait là par hasard. J’avais la sensation très nette que c’était la façon la plus efficace de rendre toutes les émotions vécues au cours du tournage."

Ainsi en découle une mise en abîme du système mafieux de Naples. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang. Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de plusieurs personnages entraînés dans les cercles infernaux de la Camorra napolitaine.

*HORS COMETITION:

*"Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal"

Après 22 ans d'absence sur la Croisette - il était venu présenter Hors Compétition La Couleur Pourpre en 1986, Steven Spielberg crée aujourd'hui l'événement à Cannes avec la projection du quatrième volet des aventures du célèbre archéologue risque-tout, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. A 66 ans, Harrison Ford a ainsi revêtu son blouson de cuir et son fameux chapeau pour de nouvelles péripéties qui le propulsent cette fois-ci en pleine Guerre Froide. Epaulé d'un jeune motard rebelle interprété par Shia LaBeouf, notre héros embarquera pour le Pérou afin de débusquer une mystérieuse relique qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes : le Crâne de Cristal d'Akator. Mais des agents soviétiques menés par la cruelle Irina Spalko, personnage incarné par Cate Blanchett, convoitent également ce trésor, car il est dit que quiconque possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s'assure du même coup le contrôle absolu de l'Univers.

"Nous avons inventé Indiana Jones, mais il appartient désormais à tout le monde, déclare Steven Spielberg. Nous sommes devenus ses gardiens. Notre travail n'a pas consisté seulement à satisfaire les attentes de ceux qui ont grandi avec lui, mais aussi à révéler Indiana Jones à une nouvelle génération. Ce film est dédié aux fans." Et George Lucas, producteur exécutif et coscénariste du film, de poursuivre : "Le style est le même, l'humour aussi; Tout est familier ici, en un sens. Mais nous avons bâti sur ce socle quelque chose de nouveau. Les relations que nous entretenons sur le plateau et celles qu'ont nos personnages à l'écran sont plus fortes et plus drôles que jamais."

*CONFERENCES DE PRESSE:

*"Serbis"

A l’occasion de la présentation en Compétition de Serbis, le réalisateur Brillante Mendoza, le scénariste Armando Lao, les producteurs Ferdinand Lapuz et Didier Costet ainsi que les acteurs Mercedes Cabral, Jacklyn Jose, Gina Pareño et Coco Martin ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Brillante Mendoza sur l'écriture du scénario et le choix des acteurs :
"Quand j'ai imaginé l'histoire, je n'avais pas songé au casting. Lors de l'écriture, je me suis dit que l'important c'était les personnages. Une fois que nous avions écrit le scénario, on a commencé à choisir les acteurs. Le scénario est resté très ouvert, car je voulais voir avec les acteurs ce qu'ils voulaient faire. Je souhaitais optimiser leurs talents, en profiter au maximum. Je connaissais la plupart d'entre eux. Ainsi, je me suis dit que je pourrais incorporer certains de leurs points de vue dans la narration."

Brillante Mendoza sur la salle de cinéma dans le film :
"Le cinéma qui figure dans le film existe dans la vraie vie. Aujourd'hui, il y a des multiplexes dans les centres commerciaux, il reste peu de salles de cinéma classiques. Ce cas est assez particulier, car la famille qui gère la salle de cinéma vit sur place. C'est l'un des rares cinémas qui fonctionnent encore dans cette partie-là des Philippines."

Brillante Mendoza sur le travail de répétition :
"On n'a pas beaucoup répété. Il y a eu deux répétitions tout au plus. Surtout pour se positionner par rapport à la caméra. Evidemment, il fallait qu'il y ait une sorte d'immersion totale. Les acteurs devaient bien connaître leur personnage, les lieux. Ils ne devaient pas se contenter de jouer leur personnage, il fallait qu'ils le deviennent."

Gina Pareño sur sa participation au film :
"J'étais ravi de faire un premier film avec Brillante Mendoza. Je crois beaucoup en lui et je voudrais le remercier de m'avoir choisie pour ce film. C'était une occasion extraordinaire de travailler avec Brillante comme réalisateur. Je connaissais aussi les autres acteurs qui sont très talentueux. Je ne dirai jamais non si Brillante me demande de jouer dans un de ses films."

Brillante Mendoza sur la pression autour du film :
"Pour être franc, faire partie de la Sélection officielle n'a pas constitué une pression. La véritable pression, c'était de ne pas pouvoir achever le montage à temps. Quand le comité de sélection l'a visionné, le film n'était que partiellement fini. Il y a environ une semaine, nous avons envoyé le film pour le sous-titrage. Et quand je suis arrivé ici, j'ai pu amener la bande-annonce et tout le reste. C'était ça la pression."

*"Gomorra"

Toute l’équipe du film Gomorra s’est retrouvée en salle de conférence pour répondre aux questions de la presse internationale. Etaient présents, autour du réalisateur Matteo Garrone et de l’écrivain Roberto Saviano, les acteurs Maria Nazionale, Toni Servillo, Salvatore Cantalupo, Gianfelice Imparato, le scénariste Maurizio Braucci et le producteur Domenico Procacci. Propos rapportés.

Matteo Garrone sur ses partis pris formels :
"Pour rendre l’impact émotionnel que j’ai ressenti en me rendant dans ces territoires, il m’a semblé que ma réalisation devait être la plus discrète possible. L’histoire suggérait elle-même ce langage très simple ; toute volonté de beaux cadrages, de beaux mouvements de caméra était rejeté assez naturellement par le film. Les reportages de guerre que j’ai vus m’ont influencé aussi. Je voulais donner aux spectateurs la sensation qu’ils se situent au cœur de l’action. Je voulais qu’ils puissent ressentir les odeurs."

Roberto Saviano sur la mafia assimilée à une entreprise :
"Le jour où les deux tours jumelles se sont écroulées, il y a deux personnes qui se passent un coup de fil en Campanie. Ils déduisent immédiatement que dans le centre de New York, il y a du terrain qui s’est libéré, donc de l’espace où ils peuvent investir et gagner de l’argent. Ca vous donne une idée du dynamisme de cette organisation."

Matteo Garrone sur le tournage et les risques encourus :
"De la part de la population, il y a eu une grande disponibilité, une grande participation. Ils ont sûrement été les premiers spectateurs de ce film. Ils étaient toujours derrière l’écran de contrôle, ils nous donnaient des conseils. Souvent, c’est le cinéma qui forme le goût de ces gens et non le contraire. Même si ce film dénonce une réalité, on a choisi une direction différente du livre : ce n’est pas une enquête. Donc, je ne me sens pas en danger personnellement. Le film et le livre sont complémentaires, ils s’entraident."

Gianfelice Imparato sur son rôle :
"J’ai eu la chance de jouer un personnage qui symbolisait la peur, la peur de tous les gens qui se trouvent dans cette situation. Et pour reprendre l’idée de la réalisation très discrète, je me suis trouvé en harmonie parfaite avec ce concept. Mon personnage se doit d’être invisible, de raser les murs ; d’ailleurs, on l’appelle le sous-marin. Comme pour le théâtre, j’ai appliqué la règle de la soustraction, je devais avoir réellement peur."
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Lun 19 Mai - 18:57

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*"Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal"

Toute l’équipe de Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal s’est réunie en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes. Etaient présents Steven Spielberg, George Lucas, Harrison Ford, Karen Allen, Cate Blanchett, Jim Broadbent, Shia LaBeouf et Ray Winstone. Propos rapportés.

Steven Spielberg sur une éventuelle suite :
"Seulement si le public en veut encore. C’est l’unique raison pour laquelle on a fait cet Indiana Jones. Tant de gens sont venus nous réclamer à moi, George et Harrison cette nouvelle aventure. Les seules suites qu’on m’a toujours demandé concernaient E.T. et les Indiana Jones."

Harrison Ford sur son célèbre personnage :
"Le plaisir de retrouver Indiana Jones est toujours intact : sa vivacité d’esprit, son intelligence, surtout les situations dans lesquelles les auteurs le plongent et la manière dont il parvient à s’en sortir. On peut mesurer les qualités de ce personnage en fonction des méchants qu’il croise sur sa route."

Shia LaBeouf sur la scène de la moto :
"Cette cascade était particulièrement effrayante, parce que j’avais Harrison à l’arrière. S’il tombait, le film n’existait plus." Et Harrison Ford de répliquer : "Ton rôle aurait disparu…"

Sur les effets spéciaux :
George Lucas :
"Les effets spéciaux sont un simple outil au même titre qu’une caméra. Ils servent à raconter une histoire… Ils permettent aussi de se simplifier la vie, un peu plus qu'auparavant."
Steven Spielberg :
"Nous voulions que cela reste le plus gérable possible, parce que nous sommes des enfants gâtés. Nous avons obtenu des décors incroyables de la part de nos collaborateurs. Bien que cela coûte un peu plus d’argent, nous tenions vraiment à faire ce film avec la magie du cinéma et non avec la magie digitale."

*UN CERTAIN REGARD:

*"Afterschool"

Antonio Campos vient présenter dans la sélection Un Certain Regard Afterschool, son premier film qui concourt également pour la Caméra d’Or. Ce jeune réalisateur américain n’avait que 21 ans quand son court-métrage Buy It Now a remporté le Grand Prix de la Cinéfondation au Festival de Cannes de 2005.

"Avec Afterschool, explique-t-il, j’ai voulu poser un regard sur une communauté qui, au fil du temps, s’est habituée à une existence excessivement, anormalement protégée, et qui doit soudain faire face à l’énorme séisme psychologique provoqué par une mort violente, survenue à l’intérieur de leurs murs. Mon désir serait que le spectateur regarde le film avec l’esprit ouvert, puis qu’il quitte la salle en se posant des questions sur notre société."

L'histoire. Celle de Robert, étudiant américain dans un prestigieux cours préparatoire de la côte Est, qui filme par hasard la mort tragique de deux camarades de classe. Leurs vies deviennent le sujet d'un projet audiovisuel conçu par la direction pour accélérer le processus de deuil collectif. Mais ce projet crée une atmosphère de paranoïa et de malaise parmi les étudiants et les enseignants…

A l’occasion de la présentation de son film Salle Debussy, le réalisateur Antonio Campos a déclaré : "Je ne pense pas qu’un réalisateur devrait dire beaucoup de choses avant la présentation de son film. Je voudrais tout de même remercier le Festival de nous avoir invités ici, bien sûr ma mère et mon père, mes deux producteurs sans qui ce film ne se serait pas fait, les quelques années qui viennent de s’écouler ainsi que les acteurs fantastiques qui m’ont aidé à découvrir et à savoir qui était le personnage de ce film."

*"La Vie Moderne"

Réalisateur français qui a vu plusieurs de ses documentaires présentés sur la Croisette (Reporters en 1981 en Section parallèle, Faits Divers en 1983 à Un Certain Regard et 10ème Chambre en 2004 Hors Compétition), Raymond Depardon revient cette année pour soutenir dans la sélection Un Certain Regard son nouveau long-métrage intitulé La Vie Moderne, troisième chapitre de sa saga Profils Paysans. Pour ce faire, le cinéaste s’est replongé dans son passé afin de filmer, pendant dix ans, des paysans de moyenne montagne.

"J’ai passé mon enfance dans une ferme, explique celui qui a également participé à l’aventure collective de Chacun son cinéma pour le 60ème anniversaire du Festival de Cannes, et j’ai mis du temps à prendre conscience de cette réalité même si j’ai quitté cette ferme très tôt, à l’âge de 16 ans. Comme beaucoup de gens dans les années 60, j’ai un peu fui ce milieu par complexe, quelquefois même par honte. Ensuite, s’est installé tout doucement un phénomène inverse : j’étais fier d’être né dans une ferme. Mais je n’arrivais pas à faire un film sur ce sujet-là. Il a fallu que je fasse un grand détour, le tour du monde en quelque sorte, pour oser filmer les paysans. A défaut de l’avoir fait avec mes parents."

Raymond Depardon a été accueilli par une salve d’applaudissements lorsque Thierry Frémaux l’a invité à monter sur scène. Le cinéaste était accompagné de Claudine Nougaret, qui s'occupe de la production et du son. Le Délégué Général du Festival a salué l’ambition formelle de La Vie Moderne qui mélange fiction et documentaire, et la faculté de Depardon à capter l’histoire à travers l’expression d’un visage.

"Je suis très heureux, a déclaré le cinéaste, d’être présent ce matin. Pas pour moi mais pour les gens que vous allez découvrir dans ce film. Ils sont exceptionnels et méritent cet hommage. Merci beaucoup Thierry… La Vie Moderne parle de passion, celle de ces paysans. (…) Faire ce film m’a montré à quel point la vie rurale est dure, sans parler des conséquences de la Seconde Guerre mondiale, de l’Occupation, sur notre perception d’eux. J’espère en tout cas que vous allez apprécier ce voyage."

*CANNES CLASSIQUES:

*"Il était une fois... Lawrence d'Arabie"

En complément de la projection des copies restaurées de Heureux Mortels de David Lean, Gamperaliya (à 19h30) de Lester James Peries et Un jour parmi tant d'autres (à 22h15) de Peter Collinson, la section Cannes Classics met aujourd'hui à l'honneur Il était une fois... Lawrence d'Arabie, un documentaire d'Anne Kunvari, Serge July et Marie Genin consacré au célèbre film de David Lean réalisé en 1962. Une présentation qui s'inscrit dans le cadre du Centenaire David Lean organisé par le Festival de Cannes. Le concept de ce documentaire : un film et une époque. Il raconte comment le film fait Histoire et comment l'Histoire traverse la vie et la biographie, à ce moment-là, de chacun des protagonistes de ce film.

A l'occasion de cette présentation Salle Buñuel, le journaliste Serge July a déclaré : "En général, on fait le portrait d'un cinéaste en prenant l'ensemble de son oeuvre. Mais ici, il s'agit d'un 52 minutes consacré à un film, à David Lean à travers ce film, à l'époque à laquelle il réalisa ce film, à savoir au début des années 60, et qui parle d'une époque déterminée, la révolte arabe de 1916." Et la cinéaste Anne Kunvari de poursuivre : "Je voulais commencer par remercier Marie et Serge, ça paraît très formel mais quand même, de m'avoir proposé de faire ce film sur Lawrence. Parler un peu d'une rencontre inattendue, parce qu'en partant à la recherche de son film, de son rapport avec le film, j'ai découvert un homme extrêmement touchant et attachant par ses blessures. Ce que j'ai trouvé très beau dans Lawrence d'Arabie, c'est que David Lean est un homme de la maîtrise absolue. Je pense que dans ce film, il a été très souvent débordé. Et c'est peut-être là où réside un peu la magie du film. Il a été débordé par son amour pour le désert, son scénariste a été débordé par son pacifisme et son antimilitarisme, alors qu'il s'agissait d'une histoire de militaire. Je trouvais ça très jolie, cette histoire de débordements."

*SEANCE SPECIALE:

*"Les Cendres du Temps Redux"

Séance très spéciale ce soir avec la présence au Festival de Cannes de Wong Kar Wai, venu proposer une nouvelle version des Cendres du Temps, film qu’il a réalisé en 1994. "Il est difficile, explique-t-il, d’envisager un rêve qui a plus de quinze ans sous un nouveau jour. Les nouvelles technologies ont été d’une grande efficacité la plupart du temps, mais pas toujours. J’ai essayé d’éviter de revoir le film à travers le prisme des expériences et des évolutions que j’ai traversées depuis cette époque. Je veux seulement que le film soit ce qu’il a toujours censé être, et j’assume donc autant ses qualités – si tant est qu’il en ait – que ses défauts."

Inspiré du roman de Louis Cha La Légende du Héros Chasseur d’Aigles, Les Cendres du Temps a pour personnage principal Ouyang Feng. Depuis que la femme qu’il aimait l’a quitté, il vit seul dans le désert de l’Ouest, engageant des tueurs à gages experts en arts martiaux pour exécuter des contrats. Son cœur meurtri l’a rendu cynique et sans pitié, mais ses rencontres avec amis, clients et futurs ennemis vont lui faire prendre conscience de sa solitude…

"Les romans d’arts martiaux, raconte Wong Kar Wai, font partie de la littérature chinoise, depuis ses origines. Ils ont été très populaires dans les périodes troublées de l’histoire : au tournant du siècle dernier, au moment de la guerre civile en Chine, pendant la guerre sino-japonaise, et au début des années 50 à Hong Kong. La raison est peut-être que le monde décrit dans ces romans est un univers imaginaire, où les valeurs existent uniquement sous une forme absolue. C’est aussi un monde où la seule loi est la loi de l’épée. Et surtout, ces romans reposent sur des héros".

Lors de la présentation des Cendres du Temps au public cannois, le réalisateur chinois a tenu, par une minute de silence, à honorer "les disparus et les survivants dont les vies ont été bouleversées par les récentes forces de la Nature."

Plusieurs fois célébré au Festival de Cannes, Wong Kar Wai avait fait l’année dernière l’ouverture de la Compétition Officielle avec My Blueberry Nights. Il a également présenté sur la Croisette Happy Together en 1997, In the Mood for Love en 2000 et 2046 en 2004. Enfin, comme Raymond Depardon, il a participé à l'aventure collective de Chacun son Cinéma à la demande de Gilles Jacob.

*La Montée des marches des Ministres européens de la Culture

A la veille de la 6ème Journée de l’Europe au Festival de Cannes, Viviane Reding, Commissaire Européenne en charge de la société de l'information et des médias, ainsi que les Ministres européens de la Culture ont monté les Marches pour la projection officielle de Gomorra de Matteo Garrone. Ce film italien fait partie des 14 longs-métrages présentés cette année dans les différentes sélections du Festival de Cannes et qui ont bénéficié du soutien de l'Union Européenne grâce au programme MEDIA.

Peu avant a été remis par Viviane Reding le Prix MEDIA du Talent Européen 2008 à l’auteur-réalisateur estonien Veiko Õunpuu, récompensé pour son projet de long-métrage The Temptations of St. Tony. Un projet de grande qualité et à fort potentiel européen décrit comme "une comédie noire pleine d’humour".

A noter que le premier Talent Européen récompensé a vu cette année son film sélectionné à la Semaine de la Critique. Il s’agit de Better Things du réalisateur britannique Duane Hopkins, lauréat du Prix MEDIA du Talent Européen en 2004.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Lun 19 Mai - 19:20

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*ACTEURS PRESENTS A CANNES:

Karen Allen, Aure Atika, Saleh Bakri, Guy Bedos, Monica Bellucci, Richard Bennett, Jean-Marie Bigard, Yavuz Bingol, Alessio Boni, Didier Bourdon, Dany Brillant, Nicolas Bro, Adrien Brody, Alain Chabat, Chen Chang, Lolita Chammah, Judith Chemla, Joan Chen, Arta Dobroshi, Léa Drucker, Faye Dunaway, Nicolas Duvauchelle, Eriq Ebouaney, Leif Edlund, Harrison Ford, Louis Garrel, Cate Blanchett, Vahina Giocante, Danny Glover, Judith Godrèche, Martina Gusman, Jung Woo Ha, Suheir Hammad, Rutger Hauer, Dennis Hopper, John Hurt, Gianfelice Imparato, Michel Jonasz, Jaclyn Jose, Milla Jovovich, Teruyuki Kagawa, Yoon Suk Kim, Kyoko Koizumi, Shia LaBeouf, Gérard Lanvin, Jude Law, Samuel Le Bihan, Rachael Leigh Cook, Chui Wai Leung, Olle Liljas, Lu Liping, Chiara Mastroianni, Ornella Mutti, Maria Nazionale, Zineb Oukach, Gina Pareño, Elsa Pataki, Jérémie Renier, Robin Renucci, Fabrizio Rongione, Ruben Sosa, Gaspard Ulliel, Horst Westphal, Lambert Wilson, Gabriella Wright, Jonathan Zaccaï, Nina Zavarin, Tao Zhao, Elsa Zylberstein, Luca Zingaretti, Emile Hirsch, Paz Vega, Ludivine Sagnier, Edward Norton, Billy Zane, Hippolyte Girardot, Melvil Poupaud et Salma Hayek.

*PHOTOS DU JOUR:


Alexandra Maria Lara, Alfonso Cuaron, Jeanne Balibar et Natalie Portman, Montée des Marches du film Indiana Jones


Equipe du film Afterschool


Equipe du film Afterschool


Equipe du film Ashes for time Redux


Equipe du film Gomorra


Equipe du film Serbis


Montée des Marches du film Ashes of Time Redux


Equipe du film, Montée des Marches du film Serbis


George Lucas, Harrison Ford et Steven Spielberg


Harrison Ford


Jaclyn Jose, Gina Pareno et Mercedes Cabral du film Serbis


L'équipe du film, Montée des Marches du film Indiana Jones


Michael Moore, Montée des Marches du film Indiana Jones


Raymond Depardon, Pour la projection du film La vie moderne


Salma Hayek, Montée des Marches du film Indiana Jones


Steven Spielberg et George Lucas, Montée des Marches du film Indiana Jones


Steven Spielberg, Harrison Ford et Cate Blanchett


Vincent Cassel, Montée des Marches du film Indiana Jones


Wong Kar Wai film Ashes for times Redux

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mar 20 Mai - 11:34

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LUNDI 19 MAI


*SEANCE HOMMAGE A MANOEL DE OLIVEIRA

Manoel de Oliveira, réalisateur portugais et récent centenaire, a reçu un vibrant hommage et une Palme d’Or de la part de Gilles Jacob pour l’ensemble de son oeuvre. Le Grand Théâtre Lumière était rempli de personnalités qui ont tenu à assister à ce moment fort de cette 61ème édition du Festival de Cannes : le Président du Jury Sean Penn venu avec quelques-uns de ses Jurés dont Jeanne Balibar, Natalie Portman, Alfonso Cuaron, Rachid Bouchareb, Marjane Satrapi et Apichatpong Weerasethakul. Clint Eastwood, qui présente demain en Compétition L’Echange, avait tenu à être également dans la salle. Parmi les officiels étaient présents : Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture de la Communication, M. José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne, les Ministres européens de la Culture ainsi que M. João Bénard Da Costa, Directeur de la Cinémathèque portugaise.

Après avoir projeté son film Un jour dans la vie de Manoel de Oliveira, Gilles Jacob a évoqué, à travers une longue lettre, le parcours du cinéaste, le remerciant chaleureusement pour sa contribution au 7ème Art :

"Cher Manoel,
Il y a une histoire qui court sur vous et que j’adore. Vous auriez dit : j’ai menti sur mon âge, je n’ai pas cent ans, j’ai trois ans de plus. Si c’est vrai, c’est admirable ; si ce n’est pas vrai, c’est encore plus beau. Cela augure en tout cas de ce portrait de l’artiste en jeune homme. Les plus grands cinéastes du monde se défient du déluge d’interprétations que les exégètes font prévoir sur leur oeuvre. Ce n’est pas vous, mon cher ami, qui me dirait le contraire. Vous qui, pour avoir débuté au temps du muet, connaissez le doux prix du silence. Et qui est en quelque sorte le dernier des pionniers.
L’œuvre des grands cinéastes en effet est une oeuvre ouverte, sur le monde, sur l’espace, sur le temps, sur l’homme aussi, donc sur la tranquillité. Vous construisez chaque film contre le précédent et vous êtes par la même le plus joueur des réalisateurs. Vous n’avez pas peur de vous mettre en péril et, à chaque fois, tel le sauteur en hauteur que vous avez été, ça passe, la barre ne tombe pas, vous la survolez. Mystère de fraîcheur et de vitalité, vous nous étonnez, vous nous stupéfiez même. Vous êtes toujours imprévisible. Vos films, baignés de lumières magnifiques et de femmes superbes, se passent d’explications.
Un de vos titres les résume à merveille : Le Principe d’Incertitude. Il y a dans votre œuvre d’étranges et sublimes métamorphoses, des changements à vue comme on dit au théâtre. Ce changement à vue, je vois bien qu’il gagne votre visage : l’œil pétille, reflet de votre gaité, de votre vitalité, de votre fraîcheur d’âme. C’est que votre légendaire modestie n’aime pas plus qu’on parle de vous que de votre œuvre. Tant pis, cher Manoel, laissez-moi vous dire ceci et, pour une seconde, je serai un peu grave. Tant pis si je vous fâche, vous qui êtes le diapason des amoureux du cinéma d’auteur. Il y a dans l’histoire de l’art des personnages, plutôt des créateurs qui incarnent un temps l’âme d’un peuple, l’emblème de tout un pays. C’est une chance pour ce peuple, une bénédiction pour ce pays. L’Italie a souffert d’avoir dans les années 50 à 70 quinze génies en exercice. C’est beau mais après ? En Espagne, le contraire et, sans remonter au grand Cervantes en littérature, il y eut tour à tour Buñuel, Almodóvar. Et c’est très bien ainsi. Au Portugal, Pessoa mais vous aussi, mille excuses.
Je ne retiendrai qu’un exemple de "l’Oliveira’s touch", il est dans Je retourne à la maison avec le grand Michel Piccoli. Rappelez-vous, son personnage entre dans un café parisien tous les matins, s’assied à une table, toujours la même, et commande un café qu’il boit en lisant Le Figaro. Puis, il sort. A peine est-il sorti qu’un autre client se présente, se rue sur la même table et parcourt Libération. Un autre jour, après que Piccoli ait disparu, le client se précipite, mais la table est déjà occupée par un autre habitué qui dévore Le Monde. Qu’est-ce que c’est cette table enchantée qui attire ainsi la presse quotidienne dans sa diversité ? (…) La seule chose dont on soit sûr est qu’il n’y a aucune explication. C’est comme ça, parce que c’est comme ça. Mais le fait même que l’on se soit posé toutes ces questions, et que nous ayons souri, c’est tout votre univers, cher Manoel, qui se trouve ainsi dévoilé, et dans cette représentation toute l’histoire de l’humanité.
Vous tournez, je l’ai dit, depuis belle lurette. Et votre œuvre, par goût, invente, précède, accompagne toute l’histoire du cinéma. C’est à ce titre hautement symbolique, mais parce que vous êtes vous-même, c’est-à-dire un juste, que nous allons maintenant vous remettre cette Palme d’Or que vous obtenez non pas à l’ancienneté - quelle horreur ! - mais à l’estime et surtout à l’admiration. Admiration pour l’œuvre, admiration pour l’homme. Dans ce cas précis, elles sont à jamais indissociables. Portez-vous bien !"

Manoel de Oliveira, très ému par cet hommage, a remercié l’ensemble de la profession : "Je suis très touché pour cette Palme d’Or que je reçois finalement. J’aime énormément cette façon de la recevoir, parce que je n’aime pas trop la compétition, c’est-à-dire de concourir contre mes collègues. Comme ça, c’est la meilleure manière de recevoir un prix.
Monsieur le Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso, Madame la Ministre de la Culture Christine Albanel, Monsieur l’Ambassadeur du Portugal en France António Monteiro qui représente le Ministre de la culture du Portugal, Gilles Jacob, Thierry Frémaux, chers collègues réalisateurs, techniciens et acteurs, cher journalistes et critiques, chers spectateurs. Avant tout, permettez-moi de remercier du fond de mon cœur ce toujours jeune Festival de Cannes pour ce généreux hommage qui m’a tant honoré.
Me voici dans ma centième année. Soixante dix-huit ans que je me consacre à cette passion qui nous unit tous : le cinéma.
A mon tour, je voudrais rendre hommage à toutes celles et ceux grâce à qui le cinéma existe, qu’il soit vu et qu’il soit conservé.
En premier lieu, les réalisateurs, ceux qui sont présents ce soir mais aussi tous les auteurs qui travaillent aux quatre coins du monde. En second lieu, je voudrais évoquer la mémoire de l’inoubliable Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque Française, la première de toutes. Ce sont elles qui préservent la mémoire du cinéma et permettent sa découverte et son étude.
Je voudrais saluer toutes les institutions et les établissements publics ou privés qui travaillent à la récupération et à la conservation des films pour leur permettre de continuer à vivre.
Enfin, je voudrais rappeler le rôle fondamental des festivals dans ma vie. En parlant des problèmes de diffusion du cinéma, Fellini aurait dit : "Nous fabriquons des avions mais nous n’avons pas d’aéroport". Je me permets de reprendre les propos du Maestro : "Les aéroports du film, ce sont les festivals et le Festival de Cannes est l’un des plus beaux aéroports au monde".
Pour finir, permettez-moi cette petite confidence : j’ai grandi tout au long d’un siècle avec le cinéma ; aujourd’hui, je sais que c’est le cinéma qui m’a fait grandir. A tous merci beaucoup et vive le cinéma !"

L’hommage s’est terminé avec la projection du premier court-métrage de Manoel de Oliveira, Douro Faina Fluvial.

*SEANCE SPECIALE:"UNE HISTOIRE ITALIENNE" de MARCO TULLIO GIORDANA

Une Histoire Italienne de Marco Tullio Giordana est projeté aujourd’hui dans le cadre des Séances spéciales de cette 61ème édition du Festival de Cannes. Le réalisateur milanais, après avoir porté ce projet pendant vingt ans, présente sa fresque autour du célèbre couple d’acteurs Osvaldo Valenti et Luisa Ferida. Très controversés, ces derniers avaient épousé la cause fasciste du temps de leur gloire, et leur vie privée était souvent le théâtre d’excès en tous genres....

Marco Tullio Giordana revient sur son désir de traiter ce sujet : "J’ai commencé à écrire sur ce sujet aussitôt après Maudits je vous aimerai, mon premier film. C’était à la fin des années 70, et cette histoire, ténébreuse et sans catharsis, de deux acteurs fascistes exécutés au lendemain de la Libération ne me semblait pas du tout d’actualité. A l’époque, il n’existait sur Valenti et Ferida que le livre d’Aldo Lualdi "Morire a Salò", le premier qui ait essayé de reconstituer cette histoire. Puisque beaucoup de protagonistes de ces événements étaient encore vivants, j’ai cherché à les interviewer. Certains ont été élusifs et n’ont même pas voulu me rencontrer. D’autres m’ont submergé d’informations, avec une telle envie de raconter que j’ai pensé qu’ils voulaient se libérer d’un fardeau. C’était une lente immersion dans la mémoire d’hommes qui avaient pâti de la pire des catastrophes, la guerre, où le vainqueur lui-même est perdant : la guerre civile."

A l'occasion de la présentation du film Salle Debussy, Marco Tullio Giordana a déclaré : "C'est pour moi une grande émotion de revenir ici, dans la salle où a été projeté Mes Meilleures Années, avec un film qui raconte nos pires années. J'espère que vous allez l'aimer autant que mon précédent film, il dure moins longtemps, c'est pas 6h mais 2h30. Merci d'être là, à tous les producteurs et les acteurs !"

*FILM EN COMPETITION

*"Le Silence de Lorna"

Lauréats de la Palme d’Or pour Rosetta en 1999 et L’Enfant en 2005, Jean-Pierre et Luc Dardenne reviennent sur la Croisette présenter en Compétition Le Silence de Lorna. A travers leur film, les cinéastes qui ont également été Présidents du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages en 2000 et du Jury de la Caméra d’Or en 2006, investissent la ville de Liège pour "capter" Lorna, une jeune Albanaise entraînée, par amour, dans une machination sordide. Les événements prendront rapidement une ampleur dramatique, et le poids du silence se fera de plus en plus sentir...

Les frères Dardenne se souviennent de leur rencontre avec l'actrice Arta Dobroshi : "Un de nos assistants est allé faire un casting d’une centaine de jeunes femmes actrices professionnelles et non-professionnelles à Pristina, Skopje et Tirana. Parmi celles-ci, nous avons retenu Arta Dobroshi. Nous l’avions déjà vue quelques semaines plus tôt dans deux films albanais. Nous sommes allés la rencontrer où elle vit, à Sarajevo, et durant une journée, nous l’avons filmée avec notre caméra DV : marchant, courant, chantant et dans des scènes proches de celles du film. Ensuite, elle est venue à Liège et nous l’avons filmée jouant avec Jérémie Renier et Fabrizio Rongione. Elle était merveilleuse, simple et belle. Le soir, avant qu’elle ne reprenne l’avion pour Sarajevo, nous lui avons dit que c’était elle qui interpréterait le rôle de Lorna, qu’elle devrait revenir quelques mois avant le tournage pour répéter et apprendre le français."
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mar 20 Mai - 11:38

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*UN CERTAIN REGARD

*"Versailles"

Aujourd’hui, la sélection Un Certain Regard propose aux festivaliers la présentation de Versailles de Pierre Schoeller. Pour ce premier long-métrage également en lice pour la Caméra d’Or, le réalisateur français aborde le thème délicat de la pauvreté dans notre société actuelle.

"Le film s’ancre dans un monde de dénuement, de froid et de faim, raconte-t-il. Mais Versailles, c’est d’abord l’histoire du lien qui se noue entre un homme et un enfant. Ce qui m’intéressait le plus, c’était de montrer comment Damien, un exclu volontaire, fait preuve de forces sociales. Comme dans un conte, la bête était un prince. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, les misfits, les désocialisés, font partie intégrante de la société. Le corps social n’a pas de frontière. Damien, c’est l’individu naufragé qui ramène un des leurs parmi les hommes. Et si le degré d’humanité d’une société se mesurait à sa capacité à intégrer ses contraires ?"

Damien vit en effet dans une cabane près de Versailles, retranché de tout. Un jour, il rencontre Nina, une jeune femme sans attaches, accompagnée de Enzo, son fils de cinq ans. Ils passent la nuit ensemble. Mais au petit matin, Nina laisse l’enfant et disparaît. À son réveil, Damien découvre Enzo, seul. Au fil des jours, des saisons, l’homme et l’enfant vont se découvrir, s’apprivoiser, s’attacher. Leur lien sera aussi fort que leur dénuement. Un jour pourtant, il faudra quitter la cabane…

Concernant ses ambitions formelles, Pierre Schoeller explique : "Toute la difficulté était d’aborder le thème de la pauvreté, en évitant la déchéance, en développant une belle énergie. Je souhaitais aller vers la sensibilité et l’émotion, être en empathie. Il y a peu de dialogues, peu de musique. Comme dans un film muet, le récit est surtout raconté par l’image. Le film s’ouvre sur un fait de société pour développer des questions plus larges, la puissance du lien, l’ordre social, la loi."

A l'occasion de la présentation de son film salle Debussy, Pierre Schoeller a déclaré : "Vous imaginez ma joie d'être ici. Mille fois merci pour l'invitation. Je pense que Versailles et Cannes ont des choses à se dire, j'espère. J'ai une pensée émue pour ceux qui n'ont pas pu venir comme Pierre Chevallier qui, par le CNC, m'a adressé une aide à l'écriture et qui a été le premier à montrer sa confiance en le projet. Je dédie cette première projection aux comédiens. Guillaume [Depardieu], sans toi le film n'aurait pas pu exister. Tu es magnifique. Bravo à toi Max [Baissette de Malglaive]! Judith [Chemla] tu as mis tellement de coeur et d'exigence au service de Nina, je crois qu'il n'y a pas de film sans belles rencontres. Patrick [Descamps] que vous allez découvrir pour la première fois à l'écran. Philippe Martin, merci pour l'accueil et tout le travail au sein de la société Pelléas."

*"Involontaires"

Présenté dans la sélection Un Certain Regard, Involontaires du Suédois Ruben Östlund prend place durant l’été, où les dérapages entre jeunes se font de plus en plus nombreux. Blagues salaces, abus d’alcool, dangereuse insouciance : chacun à son manière dépasse les limites du raisonnable.

"Dès mon premier long-métrage, The Guitar Mongoloid, je m’intéressais au thème de l’individu cherchant à trouver sa place dans la société, raconte Ruben Östlund. Des personnages qui agissent sans se soucier de ce que le groupe qui les entoure va penser d’eux. Dans le même temps, je me retrouvais témoin de situations complètement inverses, des cas de gens qui étaient prêts à tout pour ne pas perdre la face devant les autres. The Guitar Mongoloid parlait de ceux qui se fichaient pas mal de ce que l’on pense d’eux. Involontaires parle de ceux qui y font trop attention, qui sont terrorisés à l’idée de perdre la face."

Lors de la projection du film au public cannois, Ruben Östlund s’est déclaré très heureux d’être présent. Toute son équipe, composée d’une dizaine d’acteurs et de techniciens, était également très enthousiaste à l’idée de partager ce moment.

*CONFERENCE DE PRESSE

*"Le Silence de Lorna"

A l’occasion de la présentation en Compétition du Silence de Lorna, les réalisateurs belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, le producteur Denis Freyd ainsi que les acteurs Arta Dobroshi, Jérémie Renier, Fabrizio Rongione et Alban Ukaj ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Jean Pierre Dardenne sur leurs intentions : "Ce qui nous a intéressés, c’est de raconter l’histoire d’êtres humains, en Europe occidentale, qui viennent d’ailleurs, Lorna principalement et Sokol, et comment ils arrivent - par des manières qu’on ne peut pas saluer - à obtenir ce qu’ils pensent être leur part de bonheur. Nous avons voulu que cette Lorna reste un être humain, avec sa part d’ombre, ses paradoxes et son silence. Mais c’est un beau silence, car il va, si je puis dire, "accoucher" de quelque chose…

Luc Dardenne sur la manière de filmer : "Nous avons une caméra beaucoup plus calme, car on voulait regarder Lorna. Pour la regarder, il ne s’agit pas de bouger avec elle, de vouloir être dans son énergie. On voulait plus enregistrer qu’écrire avec notre caméra."

Les comédiens sur le travail avec les réalisateurs :
Arta Dabroshi : "Travailler avec Jean-Pierre et Luc a été un très grand plaisir. Nous avons d’abord répété pendant un mois et demi. Pour des acteurs, c’est le paradis, car chaque jour, nous découvrions de nouvelles facettes du personnage."
Alban Ukaj : "Souvent, les réalisateurs veulent nous servir d’exemple. Ici, c’était le contraire. Les acteurs étaient invités à faire des propositions, et eux puisaient en nous. C’était très agréable. A un moment, je me suis concentré sur mon rôle comme si je travaillais pour le théâtre."

Luc Dardenne sur le travail à deux : "Nous parlons beaucoup pour faire le scénario. Puis nous faisons le casting nous-mêmes, tous les deux. Sur le plateau, nous travaillons d’abord très longtemps avec les acteurs, et personne d’autre autour de nous. Après, quand on sent que le plan est presque là, on appelle le caméraman, le directeur de la photo, l’ingénieur du son, éventuellement le chef décorateur. Et là, un de nous deux se retire et va regarder le moniteur vidéo et devient silencieux. Une fois qu’on a fait une prise, mon frère et moi parlons devant ce moniteur. Généralement, il n’y a personne avec nous à ce moment-là. Puis celui qui s’occupe du plan va parler aux autres collaborateurs. Ensuite nous sommes présents tous les deux au montage et au mixage. Ce n’est pas plus compliqué que d’être seul, c’est peut-être même plus simple pour nous, sinon nous n’aurions pas continué…"

Jean-Pierre Dardenne sur les différences entre Lorna et les personnages de leurs précédents films :
"Avant de commencer le scénario, on s’est donné une ligne de conduite : si on veut écrire une histoire qui est dans la même famille que celles que nous avons déjà racontées, il faut que le personnage ait une autre trajectoire. On savait que ce serait une femme, on savait de quel fait divers on allait partir, mais on savait aussi que son cheminement devait être différent de celui des personnages précédents. Même si, dans chacun de nos films, les personnages deviennent plus humains à la fin. C’est encore le cas de Lorna, mais différemment."
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mar 20 Mai - 11:47

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*ACTEURS PRESENTS A CANNES

Aure Atika, Saleh Bakri, Guy Bedos, Monica Bellucci, Richard Bennett, Jean-Marie Bigard, Yavuz Bingol, Cate Blanchett, Alessio Boni, Nicolas Bro, Alain Chabat, Chen Chang, Lolita Chammah, Louis Chedid, Judith Chemla, Joan Chen, Emma De Caunes, Daniel De Oliveira, Arta Dobroshi, Léa Drucker, Faye Dunaway, Eriq Ebouaney, Leif Edlund, Harrison Ford, Julie Gayet, Vahina Giocante, Danny Glover, Judith Godrèche, Martina Gusman, Jung Woo Ha, Suheir Hammad, Dennis Hopper, John Hurt, Gianfelice Imparato, Michel Jonasz, Jaclyn Jose, Milla Jovovich, Teruyuki Kagawa, Kyoko Koizumi, Shia LaBeouf, Felix Lajko, Marc Lavoine, Jude Law, Samuel Le Bihan, Chui Wai Leung, Olle Liljas, Ornella Mutti, Maria Nazionale, Maria Onetto, Julia Ormond, Zineb Oukach, Gwyneth Paltrow, Gina Pareño, Michel Piccoli, Joaquin Phoenix, Clémence Poésy, Jérémie Renier, Robin Renucci, Fabrizio Rongione, Kristin Scott Thomas, Toni Servillo, Vinessa Shaw, Ruben Sosa, Orsi Toth, Gaspard Ulliel, Horst Westphal, Gabriella Wright, Jonathan Zaccaï, Susannah York, Nina Zavarin, Elsa Zylberstein et Luca Zingaretti.

*PHOTOS DU JOUR:


Arta Dobroshi avec les Frères Dardenne, Montée des Marches du film Le Silence de Lorna


Clint Eastwood et Manoel de Oliveira à l'hommage à Manoel de Oliveira


Equipe du film, Montée des Marches du film Involontaire


Equipe du film, Montée des Marches Le silence de Lorna


Kristin Scott Thomas, Montée des Marches du film Le Silence de Lorna


Luc et Jean-Pierre Dardenne avec Arta Dobroshi


Manoel de Oliveira et Michel Piccoli pour l'hommage à Manoel de Oliveira


Marco Tullio Giordana et Monica Bellucci pour le film Sanguepazzo

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mer 21 Mai - 13:16

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MARDI 20 MAI


*FILMS EN COMPETITION:

*"Two Lovers"

Présenté en Compétition, Two Lovers de James Gray marque la troisième venue du réalisateur américain à Cannes, huit ans après The Yards et un an après La Nuit nous appartient. Pour ce film dont l’action se déroule à Brooklyn, le cinéaste a retrouvé son acteur fétiche : Joaquin Phoenix. Ce dernier interprète le personnage de Leonard Kraditor, un homme, qui, après une traumatisante déception sentimentale, revient vivre dans sa famille et fait la rencontre de deux femmes : Michelle, sa nouvelle voisine incarnée par Gwyneth Paltrow, et Sandra, la fille d’amis de ses parents campée par l’actrice Vinessa Shaw. Entre ces deux femmes, le cœur de Leonard va balancer…

Revenant sur la genèse de ce projet qui tranche avec ses précédents thrillers criminels, James Gray raconte : "Plusieurs sources d’inspiration sont à l’origine de Two Lovers. L’une d’elles est "Les Nuits Blanches", une nouvelle de Dostoïevski sur un homme qui développe un amour platonique et une véritable obsession pour une femme qu’il rencontre dans la rue. J’ai trouvé cette nouvelle très émouvante. Cet homme souffre de toute évidence d’une sorte de trouble psychologique, mais l’histoire se penche avant tout sur son rapport à l’amour. Elle montre ce concept sous une perspective différente que je trouvais très intéressante. C’est souvent difficile de traiter sérieusement de l’amour ; en général les films qui en parlent sont des comédies romantiques, parce que c’est un état qui apparaît parfois comme un peu absurde. Très souvent, nous tombons amoureux d’un rêve ou d’une obsession. Cela m’a donné envie d’écrire une histoire sur l’amour, mais d’un point de vue qui m’apparaissait comme plus personnel."

*"L'Echange"

Cinq ans après la présentation sur la Croisette de Mystic River, Clint Eastwood revient ce mardi dans la compétition avec L’Echange, un drame dont l’action se déroule à la fin des années vingt dans une cité ouvrière de Los Angeles et dont l’interprète principale est Angelina Jolie. Celle-ci joue le rôle d’une mère de famille dont le fils Walter disparaît un jour mystérieusement. Après quelques mois d’intenses recherches, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué, malheureusement il ne s’agit pas de son fils. Accusée d’être délirante et irresponsable, la jeune femme va s’allier à un révérend, incarné par John Malkovich, pour poursuivre les recherches et remettre en cause les autorités judiciaires de la ville.

Inspiré de faits réels, ce scénario écrit par Joe Michael Straczynski retint l’attention des producteurs Brian Grazer et Ron Howard ainsi que celle de Clint Eastwood. "Je l’ai emporté avec moi à Berlin, l’ai lu dans l’avion au retour, et l’ai beaucoup aimé, dit l’acteur-réalisateur. Sitôt rentré, j’ai appelé Brian et Ron pour leur donner mon accord. Ils m’ont appris qu’Angelina leur avait dit oui entre-temps. "Elle sera formidable dans ce rôle", leur ai-je dit. "J’aime beaucoup ce qu’elle fait". Et c’est ainsi que le projet s’est monté – très vite et en toute simplicité." Et Clint Eastwood d’observer : "Angelina Jolie est quelqu’un d’unique. Elle me fait beaucoup penser aux actrices de l’âge d’or du cinéma hollywoodien : Katharine Hepburn, Ingrid Bergman, Bette Davis, Susan Hayward, qui avaient toutes des personnalités très affirmées et une grande présence. C’est une actrice exceptionnelle."

Président du Jury en 1994 et également présent à Cannes pour la présentation Hors Compétition des Pleins pouvoirs en 1997 et en Compétition de Pale Rider en 1985, Bird en 1988 (Grand Prix de la Commission Supérieure Technique) et Chasseur blanc, cœur noir en 1990, Clint Eastwood est connu sur les plateaux pour sa rapidité et son efficience. Il réduit délibérément le temps de répétition pour préserver la spontanéité et l’authenticité du jeu et n’a pas pour habitude de multiplier les prises. Cette approche découle de ses propres préférences d’acteur : "On acquiert une certaine expérience au fil des ans, explique-t-il, on découvre qu’il arrivera toujours sur le plateau des choses imprévues, bonnes ou mauvaises, auxquelles aucune préparation ne fera jamais obstacle. Chaque tournage reste une expérience passionnante où l’on tente de donner vie à ce qui n’est encore qu’un petit tas de pages imprimées."

*"Delta"

Première sélection en Compétition pour Kornél Mundruczó, mais troisième participation au Festival de Cannes pour ce réalisateur hongrois venu présenter dans le cadre de la Cinéfondation Kis Apokrif n°2 en 2004 et Johanna à un Certain Regard en 2005, Delta raconte la rencontre d’un jeune homme taciturne avec une sœur dont il ignorait jusqu’alors l’existence et leur relation "contre-nature" qui n’est pas acceptée par la population locale.

Plantant le décor de son film dans la nature isolée et sauvage du Delta, en Hongrie, le cinéaste explique le choix d’un thème qui relève d’un tabou universel : "Bien qu’il soit peut-être contre-nature, l’attirance entre frères et sœurs est un sentiment primitif, mais également très fort dans la mesure où il représente la possibilité de s’unir à soi-même. Quand on éprouve ce sentiment, c’est avec un désir toujours réprimé par un frisson de dégoût. Car ce n’est pas seulement un amour profond et vrai, c’est surtout un amour impossible, voué à l’échec. Mais plutôt que d’évoquer frontalement la déviance sexuelle, j’ai voulu aborder la notion de liberté, une liberté qui permettrait à un individu de transcender la norme. L’inceste n’est pas au cœur du récit, il s’agit plutôt du courage dont il faut faire preuve pour accepter une attirance naturelle brisant tabous et conventions. Le film évoque cette liberté d’agir en fonction de ce que l’on pense être juste, dans les limites de la haine passionnelle que cela provoque. Certains pensent avoir le droit de persécuter ceux qui ne se plient pas à la norme. Pour moi, c’est cette absence de tolérance qui est inacceptable."

*HORS COMPETITION:

*"Maradona par Kusturica"

Double lauréat de la Palme d’Or avec Papa est en Voyage d’Affaires (1985) et Underground (1995), Emir Kusturica revient sur la Croisette présenter Hors Compétition Maradona, un documentaire consacré à la légende vivante du football. "La première raison de faire ce film, explique le réalisateur, c’est que je fais partie des millions de gens à travers le monde qui ont sauté de joie lorsqu’il a marqué ses deux buts contre l’Angleterre en 1986. Ce match-là, c’est peut-être la première et la dernière fois qu’il y a eu de la justice dans le monde. L’Argentine et la Serbie sont deux pays qui ont été écrasés par le FMI. Le FMI est une puissance occidentale, l’Argentine et la Serbie luttent contre. Donc, je me sens une proximité avec Maradona. D’ailleurs en Serbie, Maradona est très populaire, notre football ressemble à celui des Argentins. On dit parfois aussi que je suis le Maradona du cinéma… La deuxième raison, c’est que j’ai lu quelques-uns des livres qui sont parus sur lui, des articles de journaux, j’ai écouté la radio, et chaque fois, je trouvais que les auteurs ne lui rendaient pas justice."

Ainsi, de Buenos Aires à Naples - en passant par Cuba - Emir Kusturica retrace la vie de cet homme hors du commun, de ses humbles débuts à sa notoriété mondiale, de la plus spectaculaire ascension au déclin le plus profond. "Il fallait faire un portrait, précise le réalisateur serbe. Un portrait, c’est la vérité. Or, c’est justement ce que je reproche aux autres films qui parlent de Maradona : ils tournent autour de lui, et s’en servent pour raconter une autre histoire. A la fin, ils ratent l’impact qu’il a eu sur le monde entier. Maradona, c’est une vraie histoire, pas la peine de rajouter de la fiction."

Outre ses deux Palmes d’Or, Emir Kusturica a obtenu par le passé le Prix de la mise en scène pour Le Temps des Gitans (1989) et le Prix de la Critique internationale pour Papa est en Voyage d’Affaires (1985). Il fut également Juré de la Sélection Officielle en 1993, Président du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages en 2003 et Président du Jury en 2005.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mer 21 Mai - 13:22

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*UN CERTAIN REGARD:

*"Los Bastardos"

Présenté à Un Certain Regard, Los Bastardos est le deuxième long-métrage d'Amat Escalante. Ce dernier était déjà venu en 2005 au Festival de Cannes montrer, dans la même sélection, Sangre, premier film très remarqué. Avec Los Bastardos, le réalisateur mexicain change de registre en s’intéressant au sort des "wetback", ces clandestins mexicains qui cherchent aux Etats-Unis une forme d’Eldorado, quitte à sombrer dans le crime.

A Los Angeles, comme chaque matin, Fausto et Jesús attendent au coin d’un terminal de bus dans l’espoir d’être embauchés au noir. Les tâches sont ingrates et très mal payées, mais la nécessité de gagner un peu d’argent leur met une pression intense. Aujourd’hui, ils ont trouvé un travail beaucoup mieux payé. Aujourd’hui, leur outil de travail est un fusil à canon scié…

"Ce film, explique Amat Escalante, traite de la pire tragédie qui puisse arriver à un être humain ou à un pays, celle de devenir délibérément meurtrier. Je ne crois pas qu’il soit dans la nature humaine de commettre un meurtre de sang froid. Je suis persuadé que seule une dégénérescence de celle-ci peut conduire quelqu’un à cette extrémité. Je tiens absolument à différencier les meurtres de sang froid de l’auto-défense et/ou de la vengeance. Ces deux dernières formes ne sont pas les motivations premières des deux personnages du film..."

A l'occasion de la présentation du film Salle Debussy, le réalisateur Amat Escalante s'est exprimé en ces mots : "Je remercie le Festival de m'avoir accueilli une deuxième fois ici. Merci à vous aussi d'être ici. Je suis très content de vous montrer ce film. Ca a été une entreprise très difficile à monter mais on y est parvenu. Je souhaiterais également remercier la police française pour avoir accompagné l'acteur principal. Peu de comédiens ont ce privilège. J'espère que vous aimerez le film."

*"Johnny Mad Dog"

La sélection Un Certain Regard présente aujourd’hui Johnny Mad Dog de Jean-Stéphane Sauvaire, d’après le livre homonyme d’Emmanuel Dongola. Le réalisateur français, dont c'est la première venue à Cannes, pose son regard sur les destins tragiques d’enfants-soldats livrés à eux-mêmes, dans une Afrique ravagée par les guerres civiles : des enfances abrégées, un continent en feu, un peuple qui tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d’humanité…

Jean-Stéphane Sauvaire revient sur ses ambitions artistiques avec Johnny Mad Dog : "La base, pour moi, c’est de filmer des gens que j’aime et de croire à la véracité de la situation que j’ai à mettre en scène. Je n’ai pas la capacité de tout recréer, j’ai besoin que l’histoire soit là et qu’elle devienne évidente à filmer. D’où l’importance de tourner dans un pays comme le Liberia, avec des gens qui amènent leur propre vécu. J’ai cherché à ne jamais tricher ou négocier avec la vision des enfants, je voulais juste m’approcher de la vérité. L’important n’était pas de chercher à donner des leçons mais de se contenter de retranscrire la réalité telle qu’elle s’offre à vous".

En 2003, Jean-Stéphane Sauvaire réalise Carlitos Medellin, un documentaire tourné en Colombie et sacré Prix du meilleur film pour les Droits des enfants en 2004. Johnny Mad Dog est son premier long-métrage de fiction.

A l'occasion de la présentation du film, le producteur Mathieu Kassovitz s'est exprimé en ces mots : "Je voudrais vous remercier d'être venu si nombreux ce soir et vous dire à quel point on est fier d'avoir eu la chance et l'honneur de produire un tel film qui a été fait dans des conditions très difficiles. On s'est impliqué avec Jean-Stéphane et on voulait lui dire officiellement ce soir "félicitations et merci beaucoup !"" Et Jean-Stéphane Sauvaire de poursuivre : "A mon tour de remercier mes producteurs. Partir dans cette aventure, ce n'était pas facile. Je remercie M. Bropleh et le gouvernement du Liberia qui ont vraiment soutenu ce film. Sans ce soutien, on n'aurait pas pu le faire. Je remercie l'équipe du tournage qui est présente, ça me fait très plaisir. Et aussi ceux qui ne sont pas présents ce soir, ce sont les enfants que vous verrez à l'écran, je dédie ce film à eux qui se demandent ce qu'il se passe ici.

Egalement présent sur scène, M. Laurence Bropleh, Ministre de la culture, de l'information et du tourisme du Liberia, a tenu à ajouter : "Bonsoir ! C'est bon d'être ici à Cannes. Notre Présidente Ellen Johnson Sirleaf, la première femme Présidente dans notre pays, et le gouvernement du Liberia soutiennent ce film et nous sommes heureux qu'il est été tourné là-bas. Le Liberia essaie aujourd'hui de connaître une success story après le conflit. Et c'est ce qui est montré dans le film. Ce film a également changé l'attitude et l'état d'esprit de ces jeunes gens, il leur a donné un nouvel espoir, une nouvelle vision, un nouveau rêve, et pour ça, notre Président et toute la République vous remercient infiniment."

*SEANCES SPECIALES:

*"Roman Polanski : Wanted And Desired"

Récompensé au Festival de Sundance 2008 pour son montage, Roman Polanski : Wanted And Desired a été présenté aujourd'hui en Séance spéciale Salle du Soixantième. Réalisé et produit par Marina Zenovich, ce documentaire porte un regard fascinant sur le scandale public et la tragédie personnelle qui a mené le célèbre cinéaste à quitter précipitamment les Etats-Unis, après son inculpation pour relations sexuelles illégales avec une mineure de treize ans, Samantha (Gailey) Geimer, en 1977. Ce documentaire rouvre un dossier complexe, toujours sujet à controverse trente ans après, et en fragilise les nombreux mythes afférents tout en expliquant les circonstances qui ont mené à cette inculpation, et les retentissements médiatiques qui s'en sont suivis.

A la projection de Roman Polanski : Wanted And Desired étaient présents les producteurs Harvey Weinstein, Randy Wooten et Lila Yacoub, la directrice de la photographie Tanja Koop ainsi que la réalisatrice Marina Zenovich. Thierry Frémaux s'est exprimé en premier pour expliquer la sélection de ce documentaire à Cannes : "C’est donc un film qui a déjà été montré au Festival de Sundance. Roman Polanski m’a appelé :
- "Tu as vu le film sur moi ?"
- "Oui je l’ai vu."
- "C'est comment ?"
- "C'est formidable !"
- "Tu vas le montrer ?"
- "Pas sans toi, pas sans ton approbation."
- "Mais je te fais confiance."
- "C’est beaucoup de responsablitié pour moi, un film pareil."
- "Non, Emmanuelle (Seigner) l'a vu, elle dit que c'est bien aussi."

On s’est ensuite vu à Paris. La seule condition évidemment pour que cette projection ait lieu, c'est qu’il ne souhaitait pas être parmi nous ce soir, étant donné qu'il est le sujet même du film. C’est une oeuvre sur la complexité, le trouble et le temps passé. C’est un film tout à fait extraordinaire sur l'histoire du cinéma contemporain. Souvent on montre des films sur l'histoire du cinéma, les années 20, 30, 40... Là, nous sommes au coeur d'une période qui commence à être étudiée par les historiens, les années 70. Nous sommes très fiers d'avoir ce film."

Marina Zenovich a ajouté avant que la projection ne commence : "Merci à Thierry, Harvey et HBO. J'espère que vous apprécierez le film."

*"Of Time And The City"

A l'occasion de la projection en Séance Spéciale de Of Time And The City dans la salle du Soixantième, le réalisateur anglais Terence Davies était présent pour dire un "grand merci" (en français) au Festival de Cannes.

Of Time And The City est une chanson d'amour mais également un éloge de Liverpool, ville natale du cinéaste. Ce film représente aussi la mémoire de ce qui fut et qui n'est plus, une réflexion sur le temps qui passe au fur et à mesure où le paysage d'autrefois laisse place à celui d'aujourd'hui.

*CANNES CLASSIQUES:

*"Orphée"

Aujourd’hui, à 15h, a été présentée, dans le cadre de la section Cannes Classics, la version restaurée d’Orphée, un chef-d'oeuvre de Jean Cocteau. Réalisée en 1950 et interprétée par Maria Casarès, Jean Marais et François Périer, cette transposition du célèbre mythe dans le monde moderne a nécessité un long travail de restauration photochimique et numérique.

Lors de la présentation du long-métrage, Eric Leroy, chef de service aux Archives Françaises du Film, a expliqué le principe de restauration : "Nous avons un partenariat très étroit avec le CNC et M6 qui est l’ayant droit de ce film. Et c’est grâce à ce partenariat étroit que nous avons pu mener à bien ce travail de restauration que vous allez voir. Vous n’allez pas voir un film en pellicule 35 mm mais en projection numérique 2K. Beaucoup connaissent certainement ce film mais l’ont peut-être vu dans des copies délavées, usagées, voire tronquées. Pour la première fois depuis très longtemps, vous allez revoir ce film dans une version entièrement rénovée d’après le négatif original que nous avions dans nos collections depuis déjà un certain nombre d’années. C’est à partir de ce négatif original et complété par d’autres éléments que nous avons reconstitué l’œuvre de Jean Cocteau. C’était très difficile à faire, puisque le film lui-même comporte beaucoup de trucages et d’effets d’image. Il y avait aussi un travail assez particulier et rigoureux à faire sur le son, les bruits, la musique pour être au plus près de la création de Jean Cocteau."

*"Le Voyage de la Hyène"

A travers la projection à 17h de la copie restaurée numériquement de Voyage de la Hyène du réalisateur Djibril Diop Mambéty, la section Cannes Classics souhaite rendre hommage à la World Cinema Foundation, une association à but non-lucratif créée l’année dernière sous l’impulsion de Martin Scorsese pour aider les pays en voie de développement à la sauvegarde de leurs trésors cinématographiques. Dans le cadre de cet hommage a été projeté hier Susuz Yaz de Metin Erksan et sera montré demain La Servante, un film de Kim Ki-Young réalisé en 1960. A noter également la présentation aujourd’hui à 19h de Guide du cinéaste indien Vijay Anand Salle Buñuel.

*Rachid Bouchareb décoré des insignes de Chevalier de la Légion d'honneur

Rachid Bouchareb, membre du Jury cette année et réalisateur d'Indigènes, film couronné d'un prix collectif d'interprétation masculine à Cannes en 2006, a reçu aujourd'hui les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur des mains de Claude Bébéar, ex-Président du conseil de surveillance d'Axa. Cette remise d'insignes a eu lieu en présence de Sean Penn, le Président du Jury, et du Président du Festival Gilles Jacob.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mer 21 Mai - 13:25

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*CONFERENCES DE PRESSE:

*"L'Echange"

A l’occasion de la présentation en Compétition de L'Echange, le réalisateur américain Clint Eastwood, le scénariste Joe Michael Straczynski, l'actrice Angelina Jolie ainsi que les producteurs Brian Grazer et Robert Lorenz ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Joe Michael Straczynski sur le travail d'écriture :
"J'étais reporter pendant de nombreuses années avant de devenir scénariste et j'ai entendu parler d'un dossier qui se trouvait à la mairie et qui traitait de cette personne qui s'appelait Christine Collins. J'ai été surpris par la souffrance qui lui a été infligée alors qu'elle souhaitait tout simplement savoir ce qui était arrivé à son fils. J'ai recopié ce qu'il y avait dans ce dossier, je n'ai rien inventé. J'ai transmis le texte aux personnes qui sont là devant vous et qui l'ont lu."

Clint Eastwood sur le thème de la remise en cause des autorités judiciaires :
"Il semble que tous les vingt ou trente ans à Los Angeles les services de police connaissent une sorte de révolution intérieure, dans le sens où ils commettent des actes de corruption ou qui ne semblent pas légaux. Ici, dans ce film, la police ne prête pas attention à cette disparition et, au lieu d'envoyer quelqu'un enquêter, elle préfère ne pas suivre l'affaire. Quoi qu'il en soit, il semble qu'avec l'aide du révérend joué par John Malkovich et grâce à sa ténacité, Christine Collins parvient à avoir la réponse à ses questions."

Angelina Jolie sur la préparation qu'a nécessitée son rôle :
"Le fait d'être mère permet de mieux comprendre ce personnage, mais il a fallu que j'aille puiser ailleurs, car je ne pouvais pas me contenter de réagir comme s'il s'agissait de moi. J'ai perdu ma mère quelques mois avant le tournage de ce film. Et ce personnage est un peu comme ma mère. Ma mère était assez passive, très douce, mais dès lors qu'il s'agissait de protéger ses enfants, elle devenait lionne. Donc je me suis inspirée d'elle. J'étais presque intimidée par la voie que je prenais. C'était un processus très humain qui m'a permis de faire le deuil de cette disparition."

Clint Eastwood sur son attirance pour des histoires traitant de la relativité de la vérité :
"La vérité, c'est ce qu'il y a de plus important dans l'histoire. On essaie toujours de rechercher la vérité. C'est probablement la vertu la plus importante sur cette planète. C'est cela qui rend l'histoire intéressante."

Clint Eastwood sur sa perception de la police depuis L'Inspecteur Harry :
"Ce film a été tourné il y a 37 ans. Cette histoire parlait d'un policier plein de ténacité qui voulait lutter contre la bureaucratie pour défendre une victime. Et à l'époque, il n'y avait pas beaucoup de films qui présentaient le point de vue des victimes. Ce film a suscité beaucoup de réactions qui étaient très intéressantes. C'était un rôle imaginatif avec un pistolet pointé sur quelqu'un et à qui on demandait : "est-ce que tu crois que t'as de la chance ?" "

Clint Eastwood sur la présentation de ses films en Compétition :
"Si vous allez à un festival où il y a une compétition, autant y participer. Que vous repartiez avec un prix ou non, ce n'est pas là la question. Ce qui est important, c'est de présenter un film, de voir les réactions qu'il suscite. A un certain moment, le film vous échappe. Par le passé, j'ai été Président du Jury à Cannes avec douze, treize autres personnes qui avaient toutes leurs idées sur les films qui nous ont été présentés cette année-là. La Palme d'Or avait alors été remise à un bon film, mais il ne s'agissait pas de mon premier choix. C'était le premier choix de l'ensemble du Jury (...) Montrer un film Hors Compétition, c'est peut-être accepter de ne pas prendre de risque. On vient mais on se croit un peu au-dessus de la Compétition. Moi, je ne me considère pas au-dessus de la Compétition. C'est très agréable d'être là avec vous et j'espère que le public appréciera le film."

Angelina Jolie sur Clint Eastwood :
"Il est tout simplement remarquable. J'étais nerveuse la première journée de tournage, mais je trouve que c'est un excellent leader non seulement parce qu'en tant que réalisateur, il sait ce qu'il fait et qu'il est prêt à tout pour servir l'histoire, mais également parce qu'il respecte chaque personne sur le plateau de tournage. Je n'ai jamais vu un réalisateur avoir autant de respect pour les gens avec qui il travaille. C'est quelqu'un de très aimable qui se préoccupe de tout le monde. Tous les membres de l'équipe vous diraient la même chose."

* "Delta"

A l’occasion de la présentation en Compétition de Delta, le réalisateur hongrois Kornél Mundruczó, la scénariste Yvette Biró, la productrice Viktória Petrányi ainsi que les acteurs Orsi Tóth et Félix Lajkó ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Kornél Mundruczó sur l’importance du paysage dans le film : "C’est le paysage qui avant tout m’a inspiré pour faire ce film. Il m’a touché par son côté matériel et son aspect symbolique. Il n’est pas stylisé comme peuvent l’être un désert ou des montagnes. Le point commun à tous mes films, c’est que je cherche un univers restreint d’où je pars pour arriver à un problème familial. C’était très important pour moi de trouver ce lieu afin d’y construire cet univers familial."

Kornél Mundruczó sur l’absence de nom pour les personnages : "Quand j’ai commencé à travailler sur ce projet, j’ai pris quelques notes dans lesquelles il y avait des noms de personnages, mais par la suite je me suis rendu compte qu’il n’était pas nécessaire de les fixer. Je ne les ai donc pas utilisés."

Kornél Mundruczó sur la rareté des dialogues : "Dans mon précédent long-métrage, Johanna, il y avait très peu de paroles. Même si c’était une sorte d’opéra, on peut dire qu’il s’agissait aussi d’un film muet. Certes, les dialogues apportent des informations, mais pour moi, c’est le paysage et les images qui priment. Avec mon chef-opérateur, on a créé un langage cinématographique à base de travellings très courts et d’éclairages naturels."

Les acteurs sur leur prestation :
Orsi Tóth :
"Kornél ne m’a jamais demandé de jouer un rôle. Il m’a juste demandé d’être présente. Que je parle ou non, ça n’avait pas d’importance pour lui."
Félix Lajkó :
"C’est la première fois que je joue un rôle principal. J’ai été choisi justement parce que je suis quelqu’un qui ne parle pas trop. Et c’est aussi à cause de moi que le personnage est comme ça."

Kornél Mundruczó sur les coupes dans son film :
"Je viens du théâtre et je reste convaincu que c’est les spectateurs qui déterminent si un film fonctionne ou non. On l’a montré en février dernier au Festival du Film Hongrois à Budapest et c’est là que j’ai décidé de faire une coupe de cinq à dix minutes, parce que j’ai senti de la part du public une sorte d’incertitude. La version finale a donc été raccourcie. On est resté assez longtemps dans le studio pour retravailler l’image et la bande-son."

*"Two Lovers"

A l'occasion de la conférence de presse de Two Lovers, toute l'équipe du film s'est réunie pour répondre aux questions des journalistes. Autour du réalisateur James Gray se trouvaient les actrices Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw et la productrice Donna Gigliotti. Joaquin Phoenix, qui n’a pu venir à Cannes, a fait parvenir le message suivant : "Je suis désolé de rater un si grand événement comme le Festival de Cannes ; j’apprécie sincèrement le soutien que nous apporte la communauté de cinéphiles français. Ils nous ont aidés à financer ce superbe film, ont toujours été derrière les productions de James Gray. Je suis vraiment déçu de ne pouvoir participer à cette fête avec mon réalisateur et mes partenaires."

James Gray sur le fait d’écrire un rôle pour un acteur :
"Je ne suis pas vraiment heureux, car il n’est pas présent. C’est vraiment dommage, car je pense que sa performance dans ce rôle est fantastique. Je l’ai écrit pour lui ; je l’avais à l’esprit dès le début. Il en va de même pour Gwyneth. J’ai eu beaucoup de chance d’obtenir leur consentement à tous les deux."

Gwyneth Paltrow sur Michelle, son personage :
"Je pense que nous avons tous été, à un moment de notre vie, sans guide ; sans savoir qui nous sommes exactement, où nous allons... Tout ça pour finir dans des situations très regrettables. On établit alors des modèles comportementaux qui ne nous conviennent pas vraiment. Je comprends aussi l’obsession. Je trouve Michelle tellement irrésistible, tellement déchirante. Elle sombre dans un engrenage où elle désire tout ce qui est mauvais pour elle. Je pense qu’elle a été un personnage incroyable à jouer… un esprit libre, lunatique, une fille adorable quand elle avait 10 ans mais qui a pris une mauvaise direction… Elle est l’un des personnages dont je me suis sentie la plus proche."

James Gray sur son idée de la comédie romantique :
"Je ne l’ai jamais conçu comme une comédie romantique, mais j’ai tenté de rendre le film drôle. Lorsque vous traitez d'un sujet comme l’amour, il y a cette idée saugrenue comme quoi le désir repose en grande partie sur le fantasme. C’est très difficile de raconter ce genre d’histoire avec des intentions sérieuses. Quand vous tombez amoureux, vous êtes presque en état second, ça vous fait faire des choses dingues, comme dans les films d’Ernst Lubitsch. Il y avait cette intention de me frotter à cet aspect. Quand j’étais à l’université, j’étais obsédé par Jacques Lacan. Il parlait des couches parallèles du désir. En ce sens, je voulais avec ce film amener un caractère sérieux à un genre qu’on traite souvent avec légèreté."

Vinessa Shaw sur Sandra, son personnage :
"Je n’ai pas le sentiment que Sandra soit tragique. Je trouve même qu’elle apporte une lueur d’espoir. C’est un personnage entier, elle s’est vraiment révélée à elle-même en tant que femme. C’est un équilibre délicat à trouver : elle veut l’aimer de tout son cœur mais doit attendre qu’il s’abandonne à son tour. Je crois qu’elle entrevoit le futur pour eux deux et essaie de l’emmener dans cette direction."

James Gray sur les happy end hollywoodiens :
"C’est un peu un cliché de penser qu’Hollywood a toujours fabriqué des fins vides de sens. Dans le film le plus populaire de tous les temps, Autant en emporte le vent, Rhett Butler la laisse toute seule à la fin. Autrefois, Hollywood avait l’habitude d’imaginer des dénouements très complexes, des histoires riches avec plusieurs degrés de lecture. Et c’est fini… Je me situe artistiquement dans cette tradition des films américains... Vous n’êtes pas sans savoir que je n’ai pas beaucoup d’admiration pour les productions de mon pays de ces trente dernières années. C’est lié bien sûr au système économique. Les films sont tellement coûteux qu’ils doivent plaire au plus grand nombre. Forcément, cela appelle à développer des fins indigestes qui contentent le plus de spectateurs possible. Le business semble avoir pris le pas sur la création et la façon de raconter les histoires."

*"Maradona par Kusturica"

Les deux protagonistes de Maradona par Kusturica se sont retrouvés en salle de conférence à 15h30 pour répondre aux questions de la presse internationale. Morceaux choisis.

Diego Maradona sur la liberté d’expression :
"Lorsqu’on devient très connu, on n'a plus le droit de s’exprimer sur rien. On ne peut plus parler des Etats-Unis, ni de Bush par exemple. Emir Kusturica m’a donné ce respect que tout être humain mérite : même si je suis un joueur de foot, j'ai le droit d'avoir un avis sur quelqu’un que je considère comme un assassin. Ce film, nous l’avons présenté comme nous l’entendions. Je peux m’exprimer librement et, par mon intermédiaire, le peuple argentin aussi ; de la même façon qu’Emir exprime parfois la manière de penser de son pays. Nous ne sommes pas tous obligés de penser comme les Etats-Unis. Nous avons tous le droit à la liberté."

Diego Maradona sur la drogue :
"Cela n’a pas été un problème d'évoquer la drogue. J’y ai survécu pour pouvoir le raconter ici. C’est bien de pouvoir se lever tous les matins, de pouvoir parler à ses filles, de vivre le foot de manière différente... J’ai abandonné toutes mes sales habitudes. Maintenant, j’ai une vie plus posée qu'avant. Je peux désormais profiter de chaque instant."

Emir Kusturica sur le sens de son documentaire :
"Ce film n’est pas simplement un manifeste politique. Je voulais projeter certaines de mes idées sur le monde, tout en gardant à l’esprit la carrière de Maradona. Ce que j'avance appartient au sens commun, à l'évidence. Mes vraies déclarations politiques sont beaucoup plus fortes que celle-ci."

Emir Kusturica sur son amitié avec Maradona :
"Sur le plan philosophique, nous sommes tous les deux des disciples de Dionysos. Nous appartenons à la vie où le chaos fait partie de l’énergie. Nous n’appartenons pas à ce monde très rationnel, réglé par l’économie. Nous aimions ce monde ancien où le chaos maintenait l’équilibre psychologique général."

Diego Maradona sur la sincérité du film :
"Nous nous sommes ouverts l’un à l’autre. Nous nous sommes raconté nos histoires et, à partir de cet échange, nous avons pu construire le film. On a raconté beaucoup d’histoires horribles à mon sujet. Seul Emir a été capable d'entrer en mon for intérieur et de raconter les bons comme les mauvais moments. Nous avons fait ce documentaire en ouvrant nos cœurs, en profitant d'une liberté d'expression que beaucoup de gens dans le monde ne disposent pas. Je n’ai pas aimé les autres films sur moi pour la simple raison que je n’avais pas mon mot à dire. Il n’y avait que l’avis du réalisateur, je ne me sentais pas concerné, ce n’était pas moi qui racontais ma vie. Dans le film d’Emir, tous les éléments nécessaires sont présents pour qu’on puisse comprendre qui est Maradona, qui est Diego, qui est son fils, qui est son père, qui est ce joueur de foot, puis ce drogué miraculé. Je considère le film d’Emir comme mon film ! Il n’invente rien, il raconte les choses telles qu’elles sont, car c’est moi qui les raconte."

Emir Kusturica sur son omniprésence à l'image :
"Il y a une raison à cela. Il y a des moments où je ne pouvais pas trouver Diego à Buenos Aires. En l’absence du héros, j’ai dû prendre sa place. Sans moi, le film n’aura pas pu se faire." (rires)

Emir Kusturica sur sa fascination pour un autre joueur de football :
"Il y a un joueur contemporain que je considère comme un héros, c’est Zinedine Zidane. C’est l’un de mes joueurs préférés. Je ne vais pas faire un film sur lui, mais c’est quelqu’un qui m’a toujours impressionné. C’est le contraire de Diego, car on ne voit pas sa technique. Diego, c’était le magicien qui faisait son dribble ; personne ne pouvait savoir de quel côté il allait passer."
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Mer 21 Mai - 13:33

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*ACTEURS PRESENTS A CANNES:

Saleh Bakri, Guy Bedos, Monica Bellucci, Richard Bennett, Charles Berling, Yavuz Bingol, Rachel Blanchard, Alessio Boni, Dany Boon, Patrick Bosso, Nicolas Bro, Chen Chang, Lolita Chammah, Judith Chemla, Joan Chen, Emma De Caunes, Daniel De Oliveira, Benicio Del Toro, Arta Dobroshi, Faye Dunaway, Eriq Ebouaney, Leif Edlund, Zoé Félix, Stéphane Freiss, Michel Galabru, Julie Gayet, Vahina Giocante, Danny Glover, Judith Godrèche, Martina Gusman, Jung Woo Ha, Suheir Hammad, Dennis Hopper, Gianfelice Imparato, Michel Jonasz, Milla Jovovich, Tchéky Karyo, Félix Lajkó, Marc Lavoine, Jude Law, Samuel Le Bihan, Chui Wai Leung, Fan Liao, Kad Merad, Maria Nazionale, Maria Onetto, Julia Ormond, Zineb Oukach, Bard Owe, Gwyneth Paltrow, Michel Piccoli, Line Renaud, Jérémie Renier, Robin Renucci, Fabrizio Rongione, Kristin Scott Thomas, Vinessa Shaw, Ruben Sosa, Zinedine Soualem, Scott Speedman, Orsi Tóth, Gabriella Wright, Jonathan Zaccaï, Susannah York, Nina Zavarin et Luca Zingaretti.

*PHOTOS DU JOURS:


Angelina Jolie et Brad Pitt, Montée des Marches du film L'échange


Angelina Jolie, Photocall du film L'Echange


Aure Atika et Judith Chemla, Photocall du film Versailles


Clint Eastwood et Angelina Jolie, Photocall du film L'Echange


Diego Maradona et Emir Kusturica, Photocall du film Maradona by Kusturica


Diego Maradona, Montée des Marches du film Maradona by Kusturica


Diego Maradona, Photocall du film Maradona by Kusturica


Equipe du film, Montée des Marches du film Delta


Equipe du film, Photocall du film Los bastardos


Equipe du film, Photocall du film Versailles


Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw, Photocall du film Two Lovers


Kornel Mindruczo et Orsi Toth, Photocall du film Delta


Mathieu Kassovitz et Jean-Stéphane Sauvaire, Photocall du film Johnny Mad Dog

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/fr.html
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Jeu 22 Mai - 11:37

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MERCREDI 21 MAI


*FILMS EN COMPETITION

*"Che"

Lauréat de la Palme d’Or en 1989 pour Sexe, Mensonges et Vidéo, Steven Soderbergh revient cette année en Compétition avec Che, son biopic fleuve sur Ernesto Guevera, d’une durée de 4h28. Dans une première partie, le réalisateur américain retrace l'ascension du Che au cours de son coup d’état à Cuba contre le régime de Batista : d'abord médecin, puis commandant et enfin héros révolutionnaire ! Dans le deuxième acte, Soderbergh revient sur la campagne bolivienne qui entraînera le Che vers la mort et tente d’expliquer pourquoi cet homme demeure un symbole d'idéalisme et d'héroïsme dans le coeur des gens à travers le monde.

"J’ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, explique-t-il, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d’aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu’entraîne la mise en application d’une vision politique de grande envergure. J’avais envie d’illustrer en détails les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d’une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer d’autres hommes. Le Che ne l’aurait sans doute jamais admis, mais le style compte. Il compte assurément dans un film, et il est un élément crucial dans la compréhension de ces deux films. Che, 1ère partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C’est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l’impérialisme et pour tous les pays d’Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des Etats-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l’issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé. Che, 2ème partie est une fuite en avant au fond d’un cul-de-sac idéologique. Son style visuel nous indique que tout peut arriver à tout moment. La fin reste imprévisible, et lorsqu’elle survient, on doit encore se demander si l’épilogue de cette histoire n’est pas le prologue d’une autre."

Outre Sexe, Mensonges et Vidéo, Steven Soderbergh a présenté trois autres films au Festival de Cannes : L'Anglais (1999) et Ocean’s 13 (2007) Hors Compétition, et King Of The Hill (1997) en Compétition.

*"La Mujer Sin Cabeza"

La Compétition se poursuit ce mercredi avec la présentation de La Mujer Sin Cabeza, le nouveau film de la cinéaste argentine Lucrecia Martel. La réalisatrice, qui s'était illustrée en 2006 comme membre du Jury de la Sélection Officielle et avait concouru deux ans auparavant pour la Palme d'Or avec La Niña Santa, revient sur la Croisette avec l'histoire d'une femme, responsable malgré elle d'une collision en voiture, et dont la vie va être bouleversée par cet accident. L'actrice María Onetto interprète Verónica, cette dame, qui, alors qu'elle est au volant de sa voiture, heurte quelque chose dans un moment de distraction. Quelques jours après, elle revient avec son mari sur les lieux de l'accident mais n'y trouve que le corps inanimé d'un chien. Ce mauvais épisode paraissant clos, la vie reprend son cours, mais le cadavre d'une personne est bientôt découvert.

Ce film est né des cauchemars qu'a faits la cinéaste et dans lesquels elle s'imagine tuer quelqu'un. "Dans mes cauchemars, je suis une criminelle et je me réveille en pleurant, car je ne crois plus en Dieu, le seul être qui pourrait par pitié me réconforter. Le seul être que je respecte, confie-t-elle. Alors je sèche mes larmes, j'ai le sentiment d'être bonne, que toute cette histoire n'a été qu'un rêve et que je ne tuerai jamais personne."

*HORS COMPETITION:

*"Surveillance"

Pour la première fois dans sa jeune carrière de réalisatrice, Jennifer Lynch vient présenter Hors Compétition un film au Festival de Cannes. Surveillance, son deuxième long-métrage après Boxing Helena (1993), prend place dans une petite ville perdue des Etats-Unis où une série de meurtres est commise. Deux agents du FBI sont chargés de l’enquête. Rapidement, ils découvrent que tous les témoins dissimulent une partie de la vérité…

"La notion de point de vue, explique Jennifer Lynch, est une chose qui me fascine. Nous avons notre propre façon de voir le monde, et la perception d’un même événement peut donc être très différente d’une personne à une autre. Dans cette histoire, il y a un point A et un point B et une grande route entre les deux. Sur cette route, il y a trois groupes de personnes à qui il va arriver des choses. Pour comprendre l’intégralité de l’histoire, ces gens vont devoir raconter les uns après les autres les événements dont ils ont été témoins. Ils mentent tous, cachent quelque chose, mais chacun possède une partie de la vérité. La honte qu’ils ressentent et la raison qui les pousse à mentir sont au cœur de chaque personnage."

*UN CERTAIN REGARD:

*"O'Horten"

découvrir aujourd’hui O’Horten, le nouveau film du Norvégien Bent Hamer, déjà remarqué à Cannes en Sélection Parallèle avec Eggs en 1995 et à la Quinzaine des Réalisateurs avec Kitchen Stories en 2003 et Factotum en 2005. Après 40 ans de bons et loyaux services en tant que conducteur de train, Odd Horten, 67 ans, est contraint de prendre sa retraite. Sa vie ordonnée et solitaire va bientôt laisser place à des aventures absurdes faites de rencontres étranges, d’un nouveau chien et… peut-être d’un amour ressurgi du passé.

Lors de la présentation du film au public cannois, le réalisateur Bent Hamer s’est dit "très touché, très nerveux, très heureux aussi" et "espère que ce voyage dans la nuit hivernale nordique plaira aux spectateurs, même à ceux qui habitent sur la Côte d’Azur" (rires).

*"La Fête de la Fille Morte"

Présenté dans la sélection Un Certain Regard et concourant également pour la Caméra d’Or, La Fête de la Fille Morte est la première réalisation de Matheus Nachtergaele, un comédien très populaire au Brésil. On a notamment pu le voir dans La Cité De Dieu de Fernando Meirelles ou encore Centro Do Brasil de Walter Salles.

"Avec La Fête de la Fille Morte, raconte-t-il, j’ai tenté de donner un portrait intime d’une communauté profondément engagée dans un culte mystique. Chaque personne du village vit son propre deuil et se trouve confrontée à des abominations, comme elle avance jour après jour vers le destin partagé par tous les hommes. Ce sont des personnes incohérentes, hébétées par la vie, qui se jettent à terre devant les lambeaux de leurs rêves représentés par la robe en haillons d’une fille morte."

Dans la haute Amazonie, de braves gens vivent en présence d’un Saint. Sous peu, des pèlerins venus de loin vont arriver pour prier et recevoir sa bénédiction au sanctuaire de la Fille Morte, lors de la fête annuelle qui marque l’anniversaire de sa disparition. Ils vont aussi boire, manger et jouir du spectacles des Triplées de l’Espace. Le frère de la Fille Morte a de sérieux doutes quant à cette exploitation de la mémoire de sa sœur, et la réputation du Saint cache un esprit rongé par l’inquiétude...

Matheus Nachtergaele explique la thématique de son film : "J’ai toujours été touché par l’inépuisable capacité des êtres vivants à s’adapter et à se transformer pour éluder la question de la fin. En dépit de la perpétuelle menace, nous semblons tous avancer. Nous sommes des virus, des algues, des bactéries. Nous sommes des animaux et des plantes. Nous survivons, seuls ou en groupe, dans l’eau, sur terre ou dans les airs."

Lors de la présentation de La Fête de la Fille Morte au public, la productrice Vânia Catani a déclaré : "Il y a cinq ans, j’étais présente dans cette salle et j’ai rêvé de pouvoir montrer un film ici. C’est désormais chose faite grâce à vous." Le réalisateur Matheus Nachtergaele, entouré de sa grande équipe, a conclu : "Nous sommes fiers. Nous avons une responsabilité aujourd’hui ici. Nous représentons une grosse partie du cinéma brésilien, pas très connu, qui se risque à montrer cet énorme merveilleux et terrible pays qui est le nôtre. Il s’agit de notre première séance publique. Nous allons faire, comme chaque jour pendant le tournage, une minute de silence, puis nous allons naître."

*CANNES CLASSIQUES:

*"Santa Sangre"

Dans le cadre de Cannes Classics, les festivaliers ont pu (re)découvrir cette année Santa Sangre du Chilien Alejandro Jodorowsky, film projeté dans une copie restaurée. Ce long-métrage avait été présenté dans la sélection Un Certain Regard en 1989. Tour à tour peintre, mime, danseur, scénariste, réalisateur, dessinateur, marionnettiste, dresseur, musicien, metteur en scène de spectacle de danse ou encore cartomancien, durablement marqué par le surréalisme, Alejandro Jodorowsky est un artiste total qui a exploité tous ses talents pour mettre en scène cette épopée flamboyante.

Au sujet de Goyo Cardenas, un authentique tueur en série qui a inspiré Santa Sangre, Jodorowsky raconte : Il a étranglé dix-sept femmes qu’il enterrait dans son jardin… A l’époque, je travaillais pour El Heraldo de Mexico, pour qui je signais chaque dimanche une page de Faulas Panicas, une bande dessinée. Une fois par semaine, j’allais apporter ma page et en sortant, je prenais un café dans un bar à côté de l’immeuble du journal. C’est là qu’un homme m’a approché, me disant qu’il voulait me parler. Quand je lui ai demandé comment il s’appelait, il a répondu : "Je suis Goyo Cardenas." C’était un petit homme, un peu gras, typiquement mexicain, très normal d’apparence. C’était un romancier, marié, avec des enfants, mais surtout un assassin très célèbre qui avait passé dix ans en hôpital psychiatrique, dont il était sorti une fois qu’on l’avait déclaré guéri. J’ai vu dans son histoire une forme de rédemption, qui m’a donné l’idée de faire un film sur ce thème. La première version du scénario de ce qui allait devenir Santa Sangre a été écrite pour Gustavo Alatriste, le producteur mexicain de films de Buñuel comme Viridiana. Il a été effrayé de voir que je l’avais conçue comme un opéra, qui aurait été chanté, alors qu’il s’attendait à produire un film grand public sur Cardenas, qu’il voulait vendre au public mexicain émigré aux USA."

*"You Must Remember This"

La section Cannes Classics a poursuivi la célébration du 85ème anniversaire de Warner Bros., célébration initiée durant le Festival par le Cinéma de la Plage, en proposant à 19h, Salle Buñuel, la projection de You Must Remember This, un documentaire sur le célèbre studio. Mis en scène par le réalisateur, critique et historien du cinéma Richard Schickel, ce long-métrage narré par Clint Eastwood retrace le destin des quatre frères fondateurs dont la vision, la détermination et la perspicacité ont fait de cette entreprise une légende de l’industrie cinématographique. Pour ce faire, le film s’appuie sur de nombreux extraits des grands classiques de la Warner Bros., de films d’archives et d’interviews d'acteurs et de réalisateurs.

Lors de la présentation de You Must Remember This, en présence de Clint Eastwood et du cinéaste américain James Toback, Richard Schickel a déclaré : "J'aimerais remercier Clint Eastwood pour avoir été le narrateur de mon film. Ce que vous allez voir ce soir, c'est deux heures d'un film qui en fait en compte cinq. C'est non seulement un film d'histoire mais également un film épique contenant des centaines d'extraits et des centaines d'interviews. Ca a été pour moi un moment extrêmement fort de rendre hommage à ce studio. Ce film commence avec la formation du studio et se termine au moment où l'Amérique connaissait peut-être ses derniers jours heureux. Il permet de voir à quel point Warner Bros. et les films qui y ont été tournés ont témoigné de l'histoire de l'Amérique. Mon seul regret, c'est qu'on a été obligé d'arrêter l'histoire à l'apparition de Daffy Duck. (rires) J'espère que vous aimerez ce film autant que nous avons aimé le faire. On est d'ailleurs toujours en train de le finaliser et on espère qu'il sera prêt pour être diffusé à la télévision au mois de septembre."
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Jeu 22 Mai - 11:41

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*CONFERENCES DE PRESSE

*"La Mujer Sin Cabeza"

A l’occasion de la présentation en Compétition de La Mujer Sin Cabeza, la réalisatrice argentine Lucrecia Martel, l'actrice María Onetto ainsi que les producteurs Agustin Almodovar, Enrique Piñeyro, Veronica Cura et Marianne Slot ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Lucrecia Martel sur la construction du film :
"Pour moi, le cinéma est un processus de pensée qui va refléter des émotions physiques. Pour construire ce film, il fallait qu'il y ait plusieurs strates, plusieurs éléments qui se combinent pour refléter l'état général de ce personnage qui semble flotter. J'ai fait un travail sur le son et la construction et j'ai également travaillé sur la profondeur de champ et l'image. Il ne s'agit pas ici de partager des émotions directement avec le spectateur, il faut que l'ensemble soit suggéré par la construction même du film, qu'on puisse percevoir ce qu'il se passe dans la tête du personnage grâce au film lui-même."

Lucrecia Martel sur l'absence de traduction pour certains dialogues :
"Je pense qu'il y a des films qui peuvent être de nationalités différentes et qu'on peut partager même si on ne comprend pas la langue. Le film est fait de différentes strates, il y a beaucoup de petits dialogues que nous n'avons volontairement pas traduits pour ne pas surcharger le son et pour que ça reste audible. En fait, ces petits dialogues font partie de la bande-son elle-même. Il n'y avait pas nécessité de les traduire. Tout n'est pas traduisible de façon intégrale dans ce film."

Agustin Almodovar sur le lien qui l'unit à Lucrecia Martel :
"On avait déjà produit La Ciénaga de Lucrecia Martel. Ce qui m'a plu, c'est à la fois la personnalité de la réalisatrice et tous les éléments du film. Nous aimons le cinéma dans toute sa complexité, le fait de se confronter à des films, et évidemment ça inclue aussi le fait d'être actif émotionnellement dans la production. Nous étions fascinés par ce style de film, par cette chorégraphie qui parcourt le film. Pour nous, c'est une réalisatrice très singulière qui a créé un cinéma absolument fascinant et essentiel. Nous savons aussi que le cinéma de Lucrecia Martel est un cinéma difficile pour le public. Je suis en quelque sorte son agent de promotion particulier. Après La Ciénaga, on avait très envie de produire d'autres films de Lucrecia Martel et donc on a créé une relation professionnelle dont nous sommes très satisfaits. On espère que ça continuera."

Lucrecia Martel sur l'influence d'Antonioni :
"Il y a cette influence, mais pas de manière évidente. Les grands cinéastes sont importants pour tous les réalisateurs, c'est un peu comme le Christ pour la civilisation occidentale. Mais je ne souhaitais pas m'inspirer directement du cinéma d'Antonioni."

Lucrecia Martel sur l'écriture des dialogues :
"Pour moi, c'est très simple. Si on passe deux minutes avec ma mère qui a un petit côté inquiétant et qui aime beaucoup parler, je peux dire que 95 % de mes dialogues sont des dialogues volés de cette façon. J'ai donc une pratique de 40 ans de ces petits dialogues avec ma mère."

Lucrecia Martel sur le choix du format :
"J'ai eu un petit problème de frustration dans ma vie. Il y a eu une déviation dans ma carrière. Je devais au départ être médecin, ce qui fait que j'entretiens une relation quasi-médicale avec la caméra. Je n'ai pas utilisé le format du cinémascope pour La Niña Santa. C'est très récemment que j'ai décidé de l'adopter non pas pour filmer des paysages mais parce que je trouve que c'est un format idéal pour approcher les corps, le physique. On avait plusieurs scènes dans le film - les scènes dans le lit, dans la maison - qui le permettaient."

*"Surveillance"

Pour la conférence de presse de Surveillance, la réalisatrice Jennifer Lynch, accompagnée de ses deux acteurs Julia Ormond et Bill Pullman, ainsi que de son producteur Marco Mehlitz, a répondu aux questions des journalistes. Propos rapportés.

Jennifer Lynch sur la raison de sa longue absence en tant que réalisatrice :
"Après le procès autour de Boxing Helena et une montagne de malentendus, j’ai été plus ou moins écartée. J’ai tourné des spots publicitaires, j’ai travaillé sur un roman, et j’ai même pensé tomber amoureuse. J’ai donné naissance à un enfant que j’ai élevé seule. J’ai été un peu occupé : huit années de sobriété, un gamin de 12 ans et plusieurs opérations de la colonne vertébrale. Bref, je me suis dit qu’il était temps de me remettre au travail."

Jennifer Lynch sur son come back :
"C’est beaucoup moins important que l’impression que ça donne. Je suis une conteuse, je raconte des histoires, je respecte et j’adore ce métier ; c’est définitivement ce que je veux faire de ma vie. J’ai toujours fait ça, même quand il s’agissait d’en inventer pour ma fille. "Come back" est un mot trop fort… Mais je suis épatée d’être à nouveau ici. Je suis très honorée d’avoir votre attention. J’espère que ce n’est qu’un début."

Sur les similitudes et les différences avec le travail de David Lynch, le père de Jennifer :
Julia Ormond, présente dans Inland Empire :
"Quand je vois le travail de David, je pense à un artiste qui donne libre cours à sa créativité en tant que voix unique. C’est aussi inné chez Jennifer. Le plus beau compliment que vous puissiez lui faire, c'est qu’elle ait trouvé sa propre créativité intérieure qu’elle concrétise avec beaucoup de cœur et de passion. Pour moi, c’est un plaisir de collaborer avec les deux. Lorsque j’ai joué sous la direction de David dans Inland Empire, je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il se passait sur le plateau. En fait, c’était agréable, très relaxant de se laisser aller. Jennifer met tellement d’âme dans son travail qu’elle devient une sorte de référence, une inspiration qui nourrit la créativité de tous ses collaborateurs. Et elle prend son rôle très à cœur. Le fait qu’elle se remette au travail après une si désagréable expérience professionnelle est un soulagement. Je suis ravie de pouvoir apprécier le résultat sur un écran. C’est une belle œuvre, la marque d’une grande réalisatrice."
Bill Pullman, présent dans Lost Highway :
"Les deux m’ont demandé de jouer un rôle libéré de toute convention morale. La manière dont cela dit est différente. Tous deux vous permettent de vous lâcher. Dans l’univers de David, ce n’est pas toujours clair ; dans celui de Jennifer, c’est toujours limpide mais d’une façon très riche qui vous permet de passer de l’objectivité à la subjectivité facilement. Elle possède cette facilité de vous élever intellectuellement tout en vous prenant aux tripes. Jennifer nous a présenté le concept comme une comédie romantique. J’étais content, je pensais enfin pouvoir embrasser la fille... Dans l'idée de Surveillance, il y a cette façon de se regarder, presque à l’intérieur de nos âmes. Dans le monde que nous partagions, c’était très sexy. Nous avons essayé de séduire la caméra de l’autre."

Jennifer Lynch sur l’inspiration du travail de son père :
"Il y a maintenant trois ou quatre ans, il a découvert le premier script de Surveillance. Il m’a dit : "Tu ne peux pas finir ton film de cette manière, c’est déplacé." Et il a ajouté : "Mais c’est ce qu’ils sont et c’est le cœur du sujet." Il m’a mise au défi de réécrire le dénouement. Et nous avons tourné deux fins. Le plus important au sujet de cette fin, ce n’est pas ce que je pense après tout, c’est qu’elle colle le mieux au déroulement de l’histoire. Sans la noirceur de l’âme humaine, c’est juste un film banal vu et revu des milliers de fois. J’y crois à 100%. Finalement, mon père a reconnu que cette fin était la plus adaptée. C’était un grand compliment. Ce que j’ai appris à son contact, c’est d’être honnête envers soi-même et de croire en ce que l’on fait."

*LE MYSTERE DE L'AFFICHE DU FESTIVAL DEVOILE

Le Festival de Cannes révèlera jeudi soir sur les Marches rouge l’artiste qui a posé pour David Lynch et que le Festival a choisie pour emblème de sa 61e édition.

Danseuse de profession, Anouk Margueritte travaille actuellement pour le Crazy Horse parisien, célèbre dans le monde entier pour ses spectacles qui reposent sur les jeux d’ombre et de lumière et la chorégraphie des corps ; une lumière qui dévoile autant qu’elle masque, proche de la composition cinématographique.

*Gilles Jacob a reçu la médaille d'or du Mérite européen

Le président du Festival de Cannes Gilles Jacob a reçu aujourd'hui la médaille d'or du Mérite européen. La plus haute distinction décernée par l'Union Européenne lui a été remise par le Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso, en présence de plusieurs ministres européens de la culture et de Viviane Reding, Commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Jeu 22 Mai - 11:49

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*ACTEURS PRESENTS A CANNES

Victoria Abril, Saleh Bakri, Guy Bedos, Richard Bennett, Charles Berling, Ondasyn Besikbasov, Jean-Marie Bigard, Yavuz Bingol, Rachel Blanchard, Dany Boon, Patrick Bosso, Nicolas Bro, Chen Chang, Lolita Chammah, Judith Chemla, Daniel De Oliveira, Benicio Del Toro, Faye Dunaway, Leif Edlund, Zoé Félix, Stéphane Freiss, Louis Garrel, Julie Gayet, Danny Glover, Martina Gusman, Jung Woo Ha, Suheir Hammad, Dennis Hopper, Gianfelice Imparato, Pell James, Michel Jonasz, Milla Jovovich, Tchéky Karyo, Askhat Kuchinchirekov, Félix Lajkó, Jude Law, Samuel Le Bihan, Chui Wai Leung, Fan Liao, Kad Merad, Ornella Mutti, Maria Nazionale, María Onetto, Julia Ormond, Zineb Oukach, Bard Owe, Gwyneth Paltrow, Clémentine Poidatz, Robin Renucci, Kristin Scott Thomas, Vinessa Shaw, Laura Smet, Ruben Sosa, Zinedine Soualem, Scott Speedman, Orsi Tóth, Gabriella Wright, Samal Yeslyamova, Jonathan Zaccaï, Susannah York, Nina Zavarin, Sharon Stone, Zhang Ziyi, Clément Sibony et Christian Slater.

*PHOTOS DU JOUR:


Benicio del Toro, Montée des Marches du film Che


Equipe du film, Montée des Marches du film Che


Equipe du film, Montée des Marches La Mujer sin Cabeza


Jennifer Lynch, Photocall du film Surveillance


Julia Ormond et Bill Pullman, Photocall du film Surveillance


Madonna et Sharon Stone


Maria Onetto et Lucrecia Martel, Photocall du film La mujer sin Cabeza


Steven Soderbergh, Montée des Marches du film Che

*SOURCE:
http://www.festival-cannes.fr/fr.html
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2008   Sam 24 Mai - 13:02

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JEUDI 22 MAI


*FILMS EN COMPETITION:

*"La Frontière de l'aube"

Deuxième des trois longs-métrages français en Compétition, La Frontière de l'aube de Philippe Garrel est présenté ce jeudi à Cannes. Le cinéaste français connaît bien le Festival pour y avoir montré plusieurs de ses films que ce soit en Section Parallèle (Marie pour mémoire en 1968, Le Lit de la vierge en 1969, Le Révélateur en 1970, Le Berceau de cristal en 1976, Liberté la nuit en 1984, Paris vu par' 20 ans après la même année et Elle a passé tant d'heures sous les sunlights en 1985) ou dans la section Cannes Classics (La Cicatrice Intérieure en 2004). Cette année, il revient sur la Croisette avec l'histoire d'une romance, celle qui se noue entre une star de cinéma délaissée par son mari et un jeune photographe journaliste venu faire un reportage sur elle. Les deux rôles principaux sont tenus par Laura Smet et Louis Garrel, le fils du cinéaste.

Philippe Garrel explique le choix du titre de ce fim tourné en noir et blanc : "Pendant l'écriture, le film s'est appelé Le Ciel des anges, c'était dans une phrase que j'avais trouvée dans "Blanche ou l'oubli" de Louis Aragon. Ca me plaisait bien, mais j'étais un peu contrarié par le côté néo-catholique. Et une nuit, à quatre heures du matin, j'ai pensé à La Frontière de l'aube, qui évoquait à la fois le thème du suicide et celui du spectre. J'ai tourné le film avec ce titre en tête, ce qui me donnait une clé pour chaque séquence. Peut-être est-ce un titre trop délibérément poétique. J'ai connu un metteur en scène, Pierre Romans, qui disait qu'un acteur ne doit jamais jouer poétique, et que pour être poétique, il fallait jouer de manière réaliste, avec une certaine trivialité. J'ai trouvé cela juste et depuis, je me suis mis à penser ça de tout, y compris de la manière de faire des plans. La poésie, au cinéma, elle ne peut que se dégager inconsciemment. Elle surgit si le film a une âme."

*"Adoration"

La présentation en Compétition de Adoration marque le retour d’Atom Egoyan au Festival de Cannes. Membre du Jury Sélection Officielle en 1996 et récompensé du Grand Prix pour De Beaux Lendemains en 1997, le réalisateur canadien d’origine arménienne était également venu sur la Croisette pour la sélection en Compétition de Exotica en 1994, du Voyage de Felicia en 1999 et de La Vérité Nue en 2005. Dans Adoration, Simon, un adolescent interprété par Devon Bostick, réinvente sa vie sur Internet. Son histoire entraîne de vives réactions à travers le monde. Mais le regard d’autrui pourra-t-il l’aider à faire la paix avec lui-même ?

Ce douzième long-métrage d’Atom Egoyan développe des thèmes déjà présents dans plusieurs de ses films : les différences entre l’apparence et la réalité, la nature subjective de la vérité, une structure narrative fragmentée, des points de vue multiples, des personnages complexes et les liens souterrains qui composent une famille. Ici, il se penche plus exactement sur la nature de notre relation aux médias, à la technologie et leurs effets sur la construction de notre identité, de notre intimité.

L’une des sources d’inspiration de Adoration est la lecture d’un article au sujet d’un fait divers survenu en 1986. On y parlait d’un Jordanien qui avait envoyé sa petite amie irlandaise enceinte en voyage sur un vol de la compagnie El Al, avec une bombe dans son bagage à main, dont elle ignorait l’existence jusqu’à ce que les services de sécurité la découvrent. "Cette histoire m’a frappé, parce que c’était l’un des premiers exemples de l’extrémisme qu’un acte terroriste peut engendrer, confie le cinéaste. Cela montre aussi comment une personne peut abuser un proche : non seulement sa fiancée, mais aussi son enfant à naître. J’ai pensé à cet enfant et aux conséquences que pouvait avoir le fait de grandir en sachant ce que son père avait fait."

*UN CERTAIN REGARD

*"Ocean Flame"

Présenté dans la sélection Un Certain Regard, Ocean Flame est le deuxième film de Liu Fen Dou, après Green Hat, Prix du Meilleur Film et Prix du Meilleur Réalisateur au Festival de Tribeca en 2004. "Le roman de Wang Shuo, "Part Ocean, Part Flame", explique-t-il, raconte une histoire qui se prête formidablement à une adaptation cinématographique. C’est une intrigue qui parle d’amour et de rédemption. Avec une histoire aussi forte, il ne me restait plus qu’à en tirer un film spectaculaire qui captive le spectateur."

Maître chanteur sans vergogne, Wang Yao rencontre un jour une serveuse, Lichuan. Alors qu’il croit au départ pouvoir la dominer comme les autres, elle lui résiste vaillamment. Peu à peu, ils perdent tous les deux leur âme… "Je me suis toujours senti coupable, ajoute Liu Fen Dou. Ce sentiment de culpabilité m’a empoisonné l’existence. Je suis obsédé par la question de mon propre salut."

*"Wendy et Lucy"

Lors de la première mondiale de Wendy et Lucy dans une salle Debussy comble, la réalisatrice Kelly Reichardt a exprimé ses vifs remerciements envers le Festival de Cannes pour l’avoir sélectionnée au Certain Regard.

Adaptation de Train Choir de l’auteur Jon Raymond, ce film est un récit de voyage dans les grands espaces américains. Avec son chien, Wendy a pris la route pour l’Alaska dans l’espoir de trouver un petit boulot et de commencer une nouvelle vie. Lorsque sa voiture tombe en panne dans une ville de l’Oregon, leur mode de vie précaire semble s’écrouler tout à coup. Seul le gardien d'un supermarché se prend d'amitié pour elle et lui vient en aide.

*PRESENTATION DES COURTS METRAGES EN COMPETITION

En cette neuvième journée du Festival de Cannes ont été projetés les courts-métrages en Compétition. Un Jury international, présidé par le réalisateur taïwanais Hou Hsiao Hsien et composé de la cinéaste danoise Susanne Bier, de l'actrice française Marina Hands, du réalisateur français Olivier Assayas et du conservateur américain Laurence Kardish, remettra la Palme d'Or du court-métrage, lors de la Cérémonie de Clôture, à l'un des neuf films sélectionnés. Les festivaliers ont donc ainsi pu découvrir ce matin De moins en moins de Mélanie Laurent (France), Buen Viaje de Javier Palleiro et Guillermo Rocamora (Uruguay), 411-Z de Dániel Erdélyi (Hongrie), Jerrycan de Julius Avery (Australie), Megatron de Marian Crisan (Roumanie), El Deseo de Marie Benito (Mexique), My Rabit Hoppy d’Anthony Lucas (Australie), Smáfuglar de Rúnar Rúnarsson (Islande) et Love You More de Sam Taylor-Wood (Royaume-Uni).

*CANNES CLASSICS

Section également dédiée aux documentaires sur le cinéma, Cannes Classics a évoqué à 19h45 la vie des directeurs de la photographie László Kovács et Vilmos Zsigmond à travers la présentation de No Subtitles Necessary : László & Vilmos, un film de James Chressanthis qui retrace leur destin à partir de leur fuite de Hongrie en 1956, lors de l’invasion des troupes soviétiques. Etudiants en cinéma à Budapest, ils filmèrent cet événement et sortirent clandestinement les bobines du pays. Réfugiés en Amérique, ils s’installèrent à Hollywood, où ils s’achetèrent une caméra 16mm pour tourner leurs premiers films. Ils travaillèrent par la suite sur des longs-métrages aussi remarquables que Easy Rider, On s’fait la valise, Docteur ? (pour László Kovács) ou encore La Porte du Paradis (pour Vilmos Zsigmond). Avant la projection du film, le cinéaste James Chressanthis a tenu à remercier le public d'être présent ainsi que son équipe de production tout en s'étonnant qu'un documentaire sur ces deux personnes n'ait pas vu le jour plus tôt.
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